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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 19:18

Compte rendu de la sortie ASSP Plongée à Cavalaire, du 16 au 18 septembre 2016

Florence, Gilles, thibaut, Stéphane et Edgar.           Photo Momo Beladem

Florence, Gilles, thibaut, Stéphane et Edgar. Photo Momo Beladem

Participants : Gilles Froment, Edgar Florence et Thibaut Royon, Stéphane Simonet (organisateur)

Sauf mention contraire, toutes les images sont de Gilles Froment.

Ces tours blanches et crénelées vous disent quelque chose ...?

Ces tours blanches et crénelées vous disent quelque chose ...?

Ce séjour fut une piqure de rappel pour certains, ceux qui ayant passé leur villégiature face aux Iles, retrouvèrent avec plaisir les épaves de la baie de Cavalaire. Plaisir partagé aussi par les autres participants, qui malgré le hurlement des jets ski de la Caval’eau jet purent trouver la quiétude et le silence sous la surface…Malgré la foule, les trajectoires furieuses des bolides à turbine obsédés par l’idée de tracer un sillage d’écume dans la mer, nous avons, grâce à Momo et Arnaud, échappé à nos soucis du quotidien en les diluant dans l’eau salée…..

Le cap Cavalaire vu depuis le local. la mer est encore agitée du coup de vent de la veille.

Le cap Cavalaire vu depuis le local. la mer est encore agitée du coup de vent de la veille.

Le séjour commença plus tôt pour Gilles et moi, par une arrivée tardive aux Muriers, après 5 bonnes heures de route. Le lendemain, nous nous retrouvions au local de stockage aux pieds des Heures Claires pour consolider les supports du banc, rongés par la corrosion. Bien pratique pour y poser les blocs et s’équiper, ce vaillant agrès devait néanmoins se voir doter d’appuis supplémentaires, sous forme de tubes inox surmontés d’une platine, fournis par notre président.

le banc renforcé par les tubes inox, c'est reparti pour 30 ans !

le banc renforcé par les tubes inox, c'est reparti pour 30 ans !

Disqueuse branchée, étau en place, le travail fut rondement mené en un peu plus d’une heure. Cela nous laissa donc le temps de nous diriger tranquillement vers le port de Cavalaire, encombré de tentes et barnums abritant les jets de la compétition du week end.

un petit restaurant tout simple: on y mange bien, et le sourire de la patronne est toujours là !

un petit restaurant tout simple: on y mange bien, et le sourire de la patronne est toujours là !

La jonction avec le reste du groupe s’effectua au restaurant qui allait devenir notre base logistique et gastronomique pour les repas à venir, « au temps des secrets ».

Devant Cavalaire, c'est un va et vient incessant de bolides hurlant en projetant des gerbes d'écumes

Devant Cavalaire, c'est un va et vient incessant de bolides hurlant en projetant des gerbes d'écumes

RDV au bout du quai Marc Pajot où Momo a eu la bonne idée de déplacer l’Eperlan II, afin de nous éviter un fastidieux portage du matériel, les fondus de la turbine empêchant tout parking à proximité de son emplacement habituel. Contact toujours chaleureux avec notre ami, tout sourire et toujours de bonne humeur. Les palanquées figées sur le papier et les blocs de nitrox 30 % déchargés du camion et installés à bord, nous partons direction l’épave de l’Espingole, vieille connaissance elle aussi.

Voici l'Eperlan II, notre taxi pour ce séjour, qui nous amènera sur les épaves et nous ramènera à bon port !

Voici l'Eperlan II, notre taxi pour ce séjour, qui nous amènera sur les épaves et nous ramènera à bon port !

Ce séjour fut l’occasion d’utiliser largement les mélanges suroxygénés, comme nous l’avions décidé lors de notre assemblée générale du mois de juin (http://asspplongee.over-blog.com/2016/06/cr-del-assemblee-generale-du-23-juin-2016.html). Ainsi Arnaud d’Eau bleu nous alimenta t il largement en nitrox, à chaque immersion, nectar (presque) divin rallongeant les durées au fond sans palier ou diminuant considérablement ces derniers.

Trilogie d'épaves pour un quintet

Pendant ces 3 jours, donc, la conversation tourna autour de la profondeur plancher (MOD ou Maximum Operating Depth pour briller en anglais ), de la PPO2, des profondeurs équivalentes ou EAD ( Equivalent Air Depth pour frimer dans la langue de Shakespeare ), de calculs pas si savants pour appliquer la loi de Dalton ( John, bien sûr, ni Joe Jack William ou Averell, les célèbres frères….

Trilogie d'épaves pour un quintet

... Qui sont en fait les cousins inventés par Morris, qui fait « mourir » les véritables Dalton, Bob, Grat, Bill et Emmett à la fin de l’album « hors la loi » dans l’attaque de la banque de Coffeyville où périrent effectivement 2 des véritables « outlaws ». Les personnages plurent tellement aux lecteurs que Morris les fit revenir dans les albums de l’homme qui tire plus vite que son ombre, en leur inventant des cousins encore plus crétins….).

Averell, William, Jack et Joe derrière Lucky Luke, sur Jolly Jumper, bien sur !

Averell, William, Jack et Joe derrière Lucky Luke, sur Jolly Jumper, bien sur !

Fin de la digression !

Edgar, Florence et Thibaut subirent donc mes assauts pédagogiques sans faillir, et devinrent des virtuoses dans le maniement de l’Analox….

Florence, tout sourire avant de partir. Est-ce le nitrox, l'air marin ou la promesse d'une belle plongée ? beuh non, elle est toujours comme ça !

Florence, tout sourire avant de partir. Est-ce le nitrox, l'air marin ou la promesse d'une belle plongée ? beuh non, elle est toujours comme ça !

1ère descente, 1er "grand bleu" du week end, 1er plaisirs.........   photo Stéphane Simonet

1ère descente, 1er "grand bleu" du week end, 1er plaisirs......... photo Stéphane Simonet

1ère immersion donc sur la première ferraille du séjour, l’Espingole, contre torpilleur reposant sur le sable à – 39 m depuis 113 ans…. C’est dire s’il est abimé et complètement intégré au milieu sous-marin. Nous plongeons presque sur un squelette de rouille, tant les tôles corrodées semblent se dissoudre dans le bleu…Mais l’intérêt du vieux navire est ailleurs, dans l’explosion de vie qui l’habille au quotidien. Tout autour, les sars se regroupent en bancs compacts, les dorades maraudent semant des éclats d’argent dans le clair- obscur, les mérous se pavanent entre les membrures torturées et les langoustes ré investissent ce trône de fer tombé du ciel… Magnifique plongée, depuis longtemps je sais qu’on n’est jamais déçu en plongeant sur cette épave. Remontée en surface et déco sans histoire, si ce n’est un léger agglomérat de plongeurs sur le bout de la balise…..Mais nous y reviendrons.

les sars en bande nous accueillent dés l'arrivée sur le fond.....      photo Stéphane Simonet

les sars en bande nous accueillent dés l'arrivée sur le fond..... photo Stéphane Simonet

il y a bien longtemps qu'on avait pas vu des langoustes sur l'Espingole....    photo Stéphane Simonet

il y a bien longtemps qu'on avait pas vu des langoustes sur l'Espingole.... photo Stéphane Simonet

On peut facilement pénétrer dans l'épave.

On peut facilement pénétrer dans l'épave.

les phares permettent aux couleurs de se dévoiler.

les phares permettent aux couleurs de se dévoiler.

Une fois tous à bord, l’Eperlan II se dirige derrière le cap Lardier pour immerger une seconde palanquée de plongeurs sur des fonds plus accessibles, sur le site de la dent du requin. Edgar et Thibaut ressautent à l’eau pour parfaire l’équilibrage de leurs nouveaux scaphandres (bi 2 x 8.5 l et stab dorsale Apeks) pendant qu’avec Gilles et Florence nous entreprenons avec sérieux une dégustation de sucreries et de madeleines….

Trilogie d'épaves pour un quintet

La pesée validée et passée sous les fourches caudines du palier de – 6m, retour au port sur une mer plus qu’agitée par un méchant vent d’ouest…. Ça brasse et ça mouille….. ça aussi, on en reparlera….

Edgar, un peu décoiffé par le vent d'ouest......

Edgar, un peu décoiffé par le vent d'ouest......

La tombée du jour sur les bassins du port.

La tombée du jour sur les bassins du port.

Après un bon repas et une bonne nuit de sommeil, retour au port où la sanction tombe, sans recours en grâce possible : le vent qui atteint 60 km /h en rafale empêche toute navigation dans la baie, et sur l’habituel plan de repli que nous ferons des bulles ce samedi matin : le Ramon Membru.

le ciel s'éclaircie, le vent pousse les nuages vers le ciel italien.

le ciel s'éclaircie, le vent pousse les nuages vers le ciel italien.

Depuis longtemps, cette fortune de mer ne sert qu’à faire découvrir aux débutants leur première épave ou à maintenir une plongée en cas de mauvaise météo, comme aujourd’hui. Décriée, voir méprisée par les plongeurs, chacun garde en mémoire une plongée sans intérêt dans une eau chargée, à la sortie du port.

une locataire du Ramon, cette belle murène à l'aspect farouche.

une locataire du Ramon, cette belle murène à l'aspect farouche.

Thibaut en explo sur l'épave, armé de son phare, équipement indispensable pour profiter de son immersion. Sans lui, tout est bleu...

Thibaut en explo sur l'épave, armé de son phare, équipement indispensable pour profiter de son immersion. Sans lui, tout est bleu...

Sans lui, impossible de profiter des couleurs de ces éponges....

Sans lui, impossible de profiter des couleurs de ces éponges....

...ou de débusquer sous la coque cette ombrelle "Umbraculum umbraculum". c'est un gastéropode muni d'une  coquille trop petite pour son corps, où il ne peut se réfugier. il s'en sert de camouflage, en le laissant dépasser du sable. c'est une espèce cryptique, qui se cache l aplupart du temps, sauf pour partir en quète d'éponges pour se nourrir. C'est la première fois que nous voyons cet animal.

...ou de débusquer sous la coque cette ombrelle "Umbraculum umbraculum". c'est un gastéropode muni d'une coquille trop petite pour son corps, où il ne peut se réfugier. il s'en sert de camouflage, en le laissant dépasser du sable. c'est une espèce cryptique, qui se cache l aplupart du temps, sauf pour partir en quète d'éponges pour se nourrir. C'est la première fois que nous voyons cet animal.

Et pourtant.

palier pour le principe, pour toute la palanquée.

palier pour le principe, pour toute la palanquée.

La plongée fut sympathique, la faune abondante, avec sars, murènes et même 2 mérous aperçus plusieurs fois. Sous la coque encore intacte qui s’élance vers la surface en émergeant du sable, des animaux inconnus firent leur apparition dans le halo des phares. Petite profondeur, 22 m, au nitrox 30 en plus, c’est donc le froid qui nous poussa hors de l’eau 40 minutes plus tard, du gaz encore plein les blocs.

Trilogie d'épaves pour un quintet

Une fois à quai, Momo, pensif en se grattant la tête, se demandait bien où nous emmener plonger l’après-midi : les drapeaux tendus comme des cordes indiquaient un vent d’ouest bien vigoureux, et l’horizon se gondolait comme un grand huit….

le DP et Momo en grande conversion: mais que se racontent ils ? des histoires de plongeurs....

le DP et Momo en grande conversion: mais que se racontent ils ? des histoires de plongeurs....

14h. Le vent est tombé, et seuls les jets ski continuent à nous casser les oreilles… Il faut profiter du créneau, et L’Eperlan II cingle à nouveau sur l’Espingole…

Cette dorade royale nous attendait, indifférente au vent, qui là haut, en surface.....

Cette dorade royale nous attendait, indifférente au vent, qui là haut, en surface.....

Ces chaînes posées sur le fond servirent aux multiples tentatives de renflouage du contre torpilleur: pendant 23 ans on s'acharnera à essayer de relever l'épave, sans succès. A cette époque, c'était le temps des braves et des scaphandriers à casque....

Ces chaînes posées sur le fond servirent aux multiples tentatives de renflouage du contre torpilleur: pendant 23 ans on s'acharnera à essayer de relever l'épave, sans succès. A cette époque, c'était le temps des braves et des scaphandriers à casque....

Edgar, Florence et Thibaut sautent à l’eau les premiers, suivis par Gilles et moi, encombrés par nos appareils photos. Belle plongée, même pour une seconde fois… La famille Royon amorce sa remontée, et nous décidons de gratter quelques minutes supplémentaires, histoires de faire une ou deux photos de plus…..

la ferraille corrodée revit grâce aux ornements posés par la mer

la ferraille corrodée revit grâce aux ornements posés par la mer

Bien nous en pris, Gilles réussit à cadrer ce bouquet de flabellines.

Bien nous en pris, Gilles réussit à cadrer ce bouquet de flabellines.

Au bout de 20 minutes, nous sommes à proximité du bout qui balise l’épave. Plusieurs plongeurs se déhalent dessus pour remonter, il est bien tendu…. Et casse devant mes yeux dans un « bang » sonore ! Un nuage de vase emprisonne le bloc de ferraille qui lui servait d’ancrage, et je vois un plongeur agrippé au bout partir comme tiré en ski nautique….Je me dis que là- haut, le vent a du se relever…. Nous attaquons la remontée en pleine eau calmement, calés dans nos stabs…..

c'est ce bout qui cassa sous nos yeux, sous la force des vagues et du vent...

c'est ce bout qui cassa sous nos yeux, sous la force des vagues et du vent...

Vers – 12 m j’envoie mon sac palier, et en levant le regard vers la surface, je confirme mon impression : le miroir ondule, s’agite, ballotant mon sac en tous sens… Gilles serein réalise encore quelques photos d’une méduse en chasse, tous filaments dehors.

Cette méduse a piégié un brin de posidonie....

Cette méduse a piégié un brin de posidonie....

Surface. Au calme de l’immersion succède la fureur du vent, l’agitation des vagues. Momo nous récupère presque immédiatement, et la remontée à bord est vraiment sportive. Edgar, déjà à bord, me confirme que ça brasse, avec Florence et Thibaut il a vécu le gag du bout arraché alors qu’ils étaient au palier de – 6m, où une grappe de plongeurs s’agglutinait.

Ces blocs sont des briquettes de charbon, qui alimentaient les machines. Si on prend le temps d'en gratter une, on trouvera l'inscription "RB" pour Rochebelle, une ancienne mine des Cévennes.

Ces blocs sont des briquettes de charbon, qui alimentaient les machines. Si on prend le temps d'en gratter une, on trouvera l'inscription "RB" pour Rochebelle, une ancienne mine des Cévennes.

Momo me demande de poser le scaphandre mais de rester équipé palmes au pied, pour assurer la sécurité au cas où ça tournerait mal. En effet, il faut récupérer une trentaine de plongeurs encore à l’eau, dans une mer qui grossit…

Trilogie d'épaves pour un quintet

Heureusement qu’il connait bien son bateau, car il lui faut slalomer entre les sacs paliers en gardant de la puissance, maintenir son bateau dans l’axe du vent pendant que les plongeurs s’essoufflent pour remonter dans les creux, remettre les gaz et recommencer…. Pas facile, avec ce vent qui s’énerve de plus en plus et cette mer qui prend la peau du Diable.

Stéphane et Florence sur la partie arrière.

Stéphane et Florence sur la partie arrière.

Stéphane rembobine le fil de son sac palier, signal indispensable pour se faire repérer du bateau support.

Stéphane rembobine le fil de son sac palier, signal indispensable pour se faire repérer du bateau support.

L'espingole est bien abimé, mais reste une très belle plongée.

L'espingole est bien abimé, mais reste une très belle plongée.

Gilles aide les plongeurs à grimper, récupère un sac palier mal roulé dont la ficelle en vrac menace de partir dans une hélice, saisi un phare ou récupère un palmipède claudiquant juste avant la chute. Pour ma part, je reste attentif à la plage arrière, prêt à sauter à l ‘eau, au cas où le crâne d’un distrait ne viendrait rencontrer un peu trop violemment un échelon de l’échelle…

Bref, il est bon, le Momo, et il récupère tout son petit monde sans casse. Retour au port avec le vent dans le nez, avec un arc en ciel à la poupe.

Stéphane, "under the rainbow".....

Stéphane, "under the rainbow".....

Repas du soir bien mérité au temps des secrets, où le monde fut un peu refait, en tentant de l’améliorer. Un armagnac, offert par la patronne, nous y aida d’ailleurs un peu. Dans le liquide couleur d’ambre et les parfums des fûts de chêne, c’est fou ce qu’on peut disserter…

Pleine lune ou presque, " à l'ombre d'un palmier"

Pleine lune ou presque, " à l'ombre d'un palmier"

La Méditerranée est surprenante. Elle s’adoucit aussi vite qu’elle se fâche. Des crêtes blanches qui striaient la mer hier, il ne reste rien : le miroir bleu est presque immobile, la quiétude est revenue pour notre dernière plongée sur un classique, une épave mythique qu’il « faut » avoir faite au moins une fois : le Togo.

Depuis presque un siècle, le charbonnier est posé par – 55 m et s’est paré de magnifiques gorgones mauves, et de toutes les nuances d’ocre et de jaune de la palette de la Mare Nostrum. Avant de descendre, je rappelle quelques consignes à mes compagnons de plongée, Edgar Thibaut et Florence, en particulier sur la nécessité d’une stabilisation parfaite, eu égard à la consommation et au risque d’essoufflement, mais également à cause de la présence de filets, accrochés depuis cet été sur l’épave.

Equipés les premiers, nous sommes les premiers à sauter du bateau et à basculer vers le fond, en suivant le bout qui nous mène à la partie arrière, déchirée par la mise qui coula le bateau. Peu à peu la lumière s’atténue quand nous passons les 40 m et la silhouette fantomatique du géant apparait.

Nous nous regroupons au milieu d’un nuage d’anthias, échangeons le rituel signe OK avant de partir vers la proue. Eclairant les premières gorgones et les éponges jaunes parsemant le mat tombé sur tribord, je m’engage sous le pont supérieur qui ne subsiste que par quelques traverses métalliques. Les autres me suivent, et à hauteur de la cuisine, je me retourne pour les filmer. Joli plan, je pense, des Royon au milieu des gorgones. Encore un coup de palme et….ce qui devait arriver, arriva !

Le filet, qui s’élève à cet endroit à presque 10 m au-dessus du pont, descend aussi jusqu’aux coursives où nous sommes. Un tout petit morceau, de quelques m², qui vient néanmoins de pêcher un dernier poisson….moi ! Les mailles vicieuses, prises dans la robinetterie me plaquent contre la paroi de la cambuse…. Je commence à m’abonner aux pièges de ce genre (voir http://asspplongee.over-blog.com/2016/05/sur-le-fil.html ).

Thibaut éclairant la cambuse...quelques secondes plus tard, il jouait du poignard pour me libérer.   image Stéphane Simonet

Thibaut éclairant la cambuse...quelques secondes plus tard, il jouait du poignard pour me libérer. image Stéphane Simonet

Je m’applique aussitôt la consigne donnée en surface quelques minutes plus tôt : ne plus bouger, rester immobile et laisser un et un seul plongeur me libérer. Thibaut, le plus proche percute instantanément : il passe son phare à Edgar pour qu’il l’éclaire, dégaine son poignard et tranche dans le vif, si j’ose l’écrire. Après quelques secondes un pouce et un index arrondis passant devant mon masque me signale que tout va bien, je suis libéré…. Comme quoi les briefings avant de plonger, ça a du bon…

la vidéo des plongées sur l'Espingole, Ramon et Togo.

Le filet piégeux, croché sur l'épave depuis cet été.....Méfiez vous !       image Stéphane Simonet

Le filet piégeux, croché sur l'épave depuis cet été.....Méfiez vous ! image Stéphane Simonet

La plongée se poursuit dans le calme, entre les anthias et un mérou logé dans la cale avant. Un magnifique gorgonocéphale déploie ses ramifications dans le courant, posé sur une gorgone.

Dernière désaturation sous le miroir de la surface, avant de retrouver le soleil.

Dernière désaturation sous le miroir de la surface, avant de retrouver le soleil.

Trilogie d'épaves pour un quintet

Les manomètres consultés, les ordinateurs vérifiés (il y en avait un qui nous chantait une chanson, d’ailleurs…..bip bip bip…… ) nous nous autorisons 2 minutes pour contempler la proue avec les ancres encore à poste. Et puis, une fois de plus, il faut s’arracher au sortilège et s’en retourner vers le soleil. Paliers, décompression, surface, ascension de l’échelle, déséquipement et….. Haribo ! La boite de douceurs appelait Edgar de ses vœux, et ce dernier succomba le premier aux chants de sirène de ces confiseries…. Bon, on l’aida un peu, il est vrai…

Retour au port de l'Eperlan II

Retour au port de l'Eperlan II

Cette plongée sur une des plus belles épaves de méditerranée conclua donc le séjour, qui malgré les colères d’Eole passa bien vite.

Un excellent week-end donc, grâce à la bonne humeur des participants, à la gentillesse de notre ami Momo, aux nitrox bien tassés et bien gonflés d’Arnaud, à l’accueil chaleureux de Françoise et Pierre, les gardiens des installations de la Croix-Valmer, ainsi qu’à un bon restaurant tout simple, mais qui comme son nom l’indique préserve son mystère.

Toute l'équipe !

Toute l'équipe !

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Published by plongeur
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commentaires

manometre digital 20/02/2017 12:47

Super images ! Cela donne envie de tout quitter pour partir faire de la plongée à l'autre bout du monde. Merci pour le récit, et oui il faut toujours penser à utiliser du matériel de qualité pour la plongée !