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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:31

Compte-rendu  de la sortie à l’Escalet, les 14&15 novembre 09




Participants :
Philippe Moya, Sylvain Dupuy, Gilles Froment, Stéphane Simonet, Edgar et Florence Royon.


 

 Nuage d’anthias au sommet d’une roche couverte de gorgones, photo Sylvain Dupuy

 

 

Une impression de petit bout du monde, c’est ce que l’on ressent en stoppant sa voiture à l’Escalet, petite plage hors du temps coincée au pied du cap Taillat. Ciel gris et mer couleur acier nous accueillent, tandis que le soleil timide suit la course des nuages.



 
Au milieu des rochers, la mise à l’eau et le ponton agonisant de l’Escalet. Photo Gilles Froment

 

 

 

Nous prenons contact avec le club qui nous attend. Papiers, licences, certificats médicaux et niveaux de plongée sont rapidement vérifiés, et nous embarquons pour la roche Rousso ( rouge en provençale ).


 

Embarquement pour la plongée, le p’tit gars en étanche va bientôt regretter son choix…Photo Gilles Froment

 

 

Le semi-rigide est petit, la mer houleuse et le pilotage « sportif ». Qu’importe, tous le monde garde le sourire ou presque…


 

Philippe et Sylvain, sourire inamovible quoiqu’il arrive… Photo Gilles Froment

 

 

Ça secoue et ça tape, ça mouille aussi… Pour certain, cela rappelle les stages de recyclage avec un brin de nostalgie vite oublié. Après quelques minutes de navigation et quelques sauts dans les vagues, l’ancre est mouillée sur la roche Rousso. Cap sur l’Italie donc ( les intéressés comprendront ) et nous basculons vers le fond.


 

Rencontre avec une méduse « pélagie » . photo Gilles Froment

 

Première constatation : l’eau est chaude ( 18°C ) et je sens que je vais regretter ma fourrure polaire sous l’étanche. 2ème constatation : mon étanche ne l’est plus tant que ça et l’eau arrive à passer par la fermeture…. Sans doute un maillon abimé… bon, ça le fera quand même….

 

La roche Rousso mérite son nom, car elle est couverte de grandes gorgones rouges. Nous partons face au courant, soleil dans le dos et tombons directement sur une murène en maraude. Un peu plus loin, c’est un banc de bécunes qui tournent sur la roche…


 

En explo sur la roche Rousso.Photo Gilles Froment

 

 Il y a des poissons partout. Nous nous engageons dans une petite grotte ou sourd d’habitude une source d’eau douce… Mais le déficit hydrique actuel a tué ce petit rigodon sous-marin.


Edgar en contemplation subaquatique. Photo Gilles Froment



 

 Un bécune en chasse dans le bleu.Photo Sylvain Dupuy



 

Une murène dans son trou. Photo Gilles Froment

 


 

Un spirographe. Photo Gilles Froment



 

Sur le tombant couvert de gorgones dansent les anthias et les castagnoles. Photo Sylvain Dupuy

 

Le temps file toujours trop vite sous l’eau et les manomètres nous imposent le demi tour vers le bateau. Encore quelques photos, les photographes sont incorrigibles, et nous cherchons le mouillage…. Que nous allons rater en beauté ! perdus sur la plateau, les aiguilles des mano dangereusement inclinées vers la gauche, nous devons remonter d’autant que les paliers s’empilent sur les ordinateurs. Je lance mon sac palier au spool et remplie mon volume d’une bonne rasade d’eau fraîche pendant la manœuvre… faut que je change cette fermeture !

Durant le palier nous retrouvons Florence et Edgar et rejoignons le bateau avec eux.

Très belle plongée pour commencer ce week end.


 

Un repas bien mérité sur la plage du débarquement. Photo Gilles Froment

 

L’après midi, direction un spot bien connu, la roche Quairolle. La mer est toujours agitée, mais nous commençons à nous amariner.


 

Philippe, vaillant malgré la tempête !! photo Gilles Froment

 

Nous passons donc Taillat et son « enfer » et filons droit sur la roche, le cap Lardier en ligne de mire.


 

L’enfer de Taillat. Non loin de là repose l’épave du Pionnier, coulé en février 1902, par une froide nuit d’hiver photo Gilles Froment.

 

Le site est facile à trouver, une bouée permanente le balise. Le temps se dégage un peu, promettant une belle plongée. Nous ne serons pas déçus.


Un mérou nous souhaite la bienvenue sur la Quairolle. Photo Gilles Froment.

 

Nous atterrissons en douceur sur le sommet de la roche, à 20 m de fond. Un regard avec Gilles et nous nous laissons glisser sans effort vers le fond. Le sable blanc est visible, vers 40 m. La plénitude de la mer nous envahit : « ordre et beauté, calme luxe et volupté » écrivait Beaudelaire.

Palmage lent et souple, respiration ample et l’œil attentif, nous progressons sur la roche, illuminant du phare et du flash les gorgones mauves virant au pourpre sous la lumière.


 

Grandes gorgones rouges dans le courant. Photo Gilles Froment.



 Les beautés de la mer révélées par nos phares. Photo Gilles Froment 

 

Il y a trop à voir, trop à regarder et toujours ce temps qui file et les manomètres qui s’effondrent… mon royaume pour un recycleur !

Heureusement que nos photographes fixent les pixels pour nous remonter des souvenirs.


 


 Dentelle de neptune, aussi belle que fragile… photo Gilles Froment.


 

Algue coralligène. Photo Gilles Froment



 

Une flabelline mauve, bijou posé sur la roche. Photo Gilles Froment



 

Anémones encroûtantes jaunes, tapisserie vivante sur la roche. Photo Gilles Froment.


 

La gardienne de la roche Quairolle, plus impressionnante que méchante. Photo Gilles Froment

 

…Et justement nous nous retrouvons tous au sommet de la roche pour terminer la plongée.  

Signe OK et paré à remonter… sauf qu’une flabelline par là, un doris ici et une murène peu farouche retardent quelque peu le départ. Incorrigible !!

 

 

Mais cela nous donnera de belles images, dont celles de notre amie la murène, louvoyant en pleine eau avant de s’enfuir entre 2 roches.


 

 

Il faut pourtant rejoindre la surface, et observer nos paliers de décompression. Nous trompons l’ennui en jouant les pitres (qui a dit comme d’habitude ?! )


 

Narcose ? si proche de la surface ? photo Gilles Froment.


 

Philippe, ne vois tu rien venir ? photo Gilles Froment

 

 

 Mais la mer est parfois généreuse. Une méduse en chasse vient nous rendre visite. Tous filaments urticants dehors, elle pulse lentement vers nous. Le soleil décline et annonce le crépuscule : un phare pour illuminer cet animal improbable quasiment constitué d’eau et voilà le résultat.


 

Le 8 décembre un peu avant l’heure… photo Gilles Froment


 Ignorant la lumière qui la traverse, la méduse déploie ses filaments. Photo Gilles Froment


 
In the blue…. Photo Gilles Froment.

 

Les paliers passent plus vite. Nous sortons bon derniers de l’eau ( là aussi, vieille habitude...) dans une lumière irréelle. La nuit enveloppera bientôt la mer, il faut rentrer.

 

Les paramètres de cette journée :

 

Palanquée

Heure départ

Heure sortie

profondeur

déco

Gilles&Stéphane

 

 

Edgar&Florence

 

 

Sylvain&Philippe

10h 41

15h 25

 

10h 50

15h 35

 

10h 55

15h 30

11h 24

16h 13

 

11h 20

15h 58

 

11h 22

16h 05

38 m

36 m

 

41 m

33 m

 

43 m

35 m

8’ à 6 m

15’ à 6 m

 

5’ à 3 m

5’ à 3 m

 

11’ à 3 m

6’ à 3 m

 

 

Retour de plongée. Photo Gilles Froment

 

 

Nous rentrons donc au club. Pendant le déchargement du matériel, un faux mouvement sournois arrache une grimace à Gilles : son dos fragile vient de le rappeler à l’ordre, le privant de la dernière plongée prévue pour le lendemain matin.

 

Après la douche et le repas, nous assisterons à une présentation sur l’épave du sous-marin Rubis que nous plongerons demain matin, suivie d’un diaporama sur les attaques de requins, histoire de frissonner un peu… Mais les têtes dodelinent et les yeux papillonnent, il est temps d’aller dormir ! Et merci à Florence d’avoir amené son vidéo projecteur.

 

Au petit déjeuner, Gilles confirme le diagnostic : dos en vrac, impossible de plonger. Le Rubis sera pour une prochaine fois.

 

Pour les 5 rescapés, il est temps de s’équiper pour partir avant que la mer ne devienne trop forte.


 

Florence, la plus belle pour aller plongééééééééé…plongééééééééééééé. Photo Gilles Froment.

 

Mais avant de plonger, il faut encore passer le cap Camarat pour rejoindre la basse de St Anne, sépulture du sous-marin… Sportif, toujours…


 

Le cap Camarat et son sémaphore. Photo Gilles Froment

 

Mouiller sur l’épave est toujours difficile, et c’est un moniteur du club de l’Escalet qui basculera avec le mouillage pour crocheter l’épave : le courant sans être violent, reste fort, et descendre le long du bout est un grand moment.

Mais tous ces efforts en valent la peine : une plongée sur le Rubis est toujours magique.


 

Coulé volontairement en janvier 1958 après un passé militaire prestigieux, l’épave repose à 40 m sur un fond de sable clair.

 

 

Nous arrivons sur l’arrière du submersible, privé de ses hélices. Grâce au locoplongeur du club, je joue les taxis et amène Sylvain puis Philippe à la proue pour qu’ils puissent prendre des photos.


L’étrave du sous-marin, noyée dans le bleu. Photo Philippe Moya


 

 On aperçoit la cisaille permettant de franchir les câbles anti sous-marin. Photo Sylvain Dupuy



Le kiosque, par Philippe Moya



 

Sylvain sur le kiosque, tel le pacha du Rubis. Photo Philippe Moya

 

La encore, nous aurons droit au sourire d’une murène, qui nous souhaitera la bienvenue à bord… 

Les photographes ne se priveront pas d’immortaliser un autre sourire, beaucoup plus charmant celui-là…


 

Florence, toujours souriante. Photo Gilles Froment

 Dorades grises sur le kiosque et taxi subaquatique en arrière plan. Photo Sylvain Dupuy

 

Après 17’ de bonheur il faut remonter, sans lâcher le bout qui vibre dans le courant, sous peine de se retrouver au large de l’ile du Levant ! du coup, ça s’embouteille un peu au palier, comme au péage du Reventin un 15 août….


 

Y’a du monde au palier ! photo Philipe Moya

 Y’a une p’tite place pour  moi ? photo Philippe Moya

 

Je profite donc du locoplongeur pour tourner autour de cette « grappe » sans encombrer davantage la ligne de palier. Encore quelque minutes, et nos sortons de l’eau, ravis par cette plongée. Et c’est fini, il faut rentrer.


 

Comme un astronaute en apesanteur. Photo Philipe Moya

 

 

 

Palanquée

Heure départ

Heure sortie

profondeur

déco

Edgar & Florence

 

Sylvain, Philippe & Stéphane

10h 47

11h 23

40 m

6’ à 6 m



 

Des souvenirs plein la tête et de belles images plein les yeux ! Photo Philippe Moya.

 

 

Pour conclure, un joli week end de plongée. Seul bémol peut être, la faiblesse des infrastructures du club ( absence de vestiaires, sanitaires, bac de rinçage ) , ce qui implique une sortie « rustique ».

Merci à nos 3 photographes pour toutes ces belles images qui resteront gravées dans nos mémoires et nos ordinateurs.( et 1000 excuses pour toutes vos images magnifiques que je n'ai pas pu exposer ici...)

Et merci à tous les participants pour leur bonne humeur !!

 

 

                                                                                              Stéphane Simonet

 

 

 

 

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Published by plongeur - dans CR des sorties
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