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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 23:33

 

Porquerolles : Retour au Iles d’or

 

CR du séjour sur l’île de Porquerolles du 23 au 29 octobre 2010

 

 

GF rivage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rivages dorés de Porquerolles, photo Gilles Froment

 

Organisateur : Sylvain Dupuy

 

Participants : Isabelle et Gilles Froment, Odile et Pascal Meygret, Joëlle et Sylvain Dupuy, Geneviève Sansoni-Simonet et Stéphane Simonet.

Edgar, Monique, Thibaut et Florence Royon (du 23 au 26 octobre)

 

 

Il existe des lieux magiques, où l’esprit s’égare. Le temps s’y arrête, s’y dilate, pour souligner la beauté d’un rivage ou la flamboyance d’un coucher de soleil. Des lieux magnétiques où l’on s’égare un jour et où on revient forcément.

L’île de Porquerolles appartient à ces endroits envoûtants. Et nous n’avons pas résisté au charme de ce papillon posé sur l’eau, à vue de la presqu’île de Giens….

Retour sur Porquerolles, donc, de la pointe du Langoustier au cap des Mèdes, sur l’eau, sous l’eau ou sur les sentiers rocailleux.

 

Samedi 23 octobre, l’arrivée.

 

C’est vers 16h que les membres de l’ASSP Plongée se regroupent à l’embarcadère de la Tour Fondue, bravant bravement embouteillages et pénurie d’essence. Les sacs s’amoncellent, les regards fatigués s’allument d’une étrange lumière en apercevant la mer et « notre » île.

Les voitures garées, les bagages à bord de la navette, et c’est le départ dans le ronflement des moteurs. Déjà un parfum d’aventure en voyant le continent s’éloigner. Longeant la côte nord, nous découvrons quelques coques jetées sur le sable par le coup de vent qui a frappé l’île 15 jours auparavant : « fortunes de mer » comme disent les marins.

 

Goupe navette

                        L'ASSP plongée sur le pont du ferry, photo Pascal Meygret

 

 

Pour nous pas de naufrage, et nous débarquons sans encombre sur le quai où Loïc nous attend pour prendre nos bagages en charge. Les premiers pas sur Porquerolles sont désarmants de quiétude et d’harmonie, enfin ! Nous commençons à prendre l’esprit « îliens ».

 

GF port

                        Bienvenu au port de Porquerolles, photo Gilles Froment

 

 

L’excellent repas sera suivi d’une nuit réparatrice, peuplée de mérous bruns et de gorgones mauves.

 

 

Dimanche 24 octobre, en plongée avec un grec.

 

 

GF préparation

                        préparation du matériel, photo Sylvain Dupuy

 

Le semi rigide de 7m file gentiment ses 20 nœuds en direction de la Grande Passe. Laissant les Sarraniers derrière nous, nous avons rendez-vous par 47m de fond avec une vieille connaissance, le Sagona dit « le Grec ». Dernières consignes données par Sylvain (directeur de plongée oblige) et nous basculons sur ce célèbre pinardier.

 

GF président

                       le président veille....photo Gilles Froment                        

 

 Coupé en 2 par une mine en 1945, nous explorons les ¾ arrières de l’épave, la proue gisant 50m plus loin sur bâbord. Nous ne serons pas déçu : mérous, dentis, nuage d’anthias et boules de sars seront de la partie. Peu de courant (mais ça viendra plus tard), ce qui permettra une exploration quasi complète du bateau.

Mais plutôt que de longs discours, je vous laisse apprécier les images de nos photographes.

 

SD pont donator

                                                    Anthias et sars en bouquet sur le pont, photo Sylvain Dupuy

 

SD Steph contre jour

                        Gorgones en contre jour, photo Sylvain Dupuy

 

Gilles

                                                     Gilles, toujours à l'affût de la belle image, photo Pascal Meygret 

 

De retour au club, Odile et Isabelle, prises en main par leurs moniteurs de maris, reprendront contact avec l’activité dans quelques mètres d’eau. La plongée, comme le vélo, ça ne s’oublie pas….

 

GF isa et Odile

                        Odile et Isabelle, 2 soeurs en plongée, photo Gilles Froment

 

GF isa

                              Isabelle, toque rouge et palme rose, photo Gilles Froment

 

  

Le beau temps s’entête, et après le repas, le groupe se scinde en 2 : Edgar, Florence et Thibaut repartent plonger tandis que les autres embarquent à bord de kayak pour une ballade le long du rivage, jusqu’à l’anse de Notre Dame. Superbe randonnée, malgré un retour un peu sportif lié au vent d’ouest qui nous obligera à pagayer ferme pour repasser la pointe Lequin.

 

SD Famille Royon

                        Thibaut, Florence et Edgar, photo Sylvain Dupuy

 

 

Le soir après le repas, un diaporama sur la plongée souterraine sera présenté, et certains lutteront avec vaillance (mais parfois sans succès !!) contre la douce torpeur du sommeil, bien légitime après pareille journée.

 

 

Lundi 25 octobre, la mer prend la « peau du diable »

 

« La mer qu’on voit danser, le long des golfs clairs, à des reflets changeants …» chantait Trenet (et certains plongeurs quand le mal de mer pointe le bout de son nez…)

 

 

GF Monique & Florence

                        ça brasse et ça secoue, mais on garde le sourire, photo Gilles Froment

 

 

La méditerranée est une femme capricieuse, et du doux soleil voilé d’une brise agréable, nous passons à une mer hachée d’écume sous un ciel de plomb. Le vent d’Ouest a forci, et Loïc décide de nous emmener plonger derrière le cap des Mèdes, à l’abri. Petite plongée sans surprise mais toujours agréable où nous ne dépasserons pas 30m de profondeur. Très chaotique, le relief tourmenté des 2 rochers émergeants de l’eau offre de beaux contre-jours.

 

GF ambiance

                                          toute la faune fixée de méditerranée, photo Gilles Froment

 

 

SD coryphelle mauve sur éponge encroutante orange

                        une coryphelle mauve sur une éponge rouge encroutante, photo Sylvain Dupuy

 

 

SD Coryphelle Mauve

                        Duo de flabellines mauves, photo Sylvain Dupuy

 

 La chasse aux nudibranches est ouverte, et nous passerons pas mal de temps à scruter la roche pour découvrir ces animaux étranges : leurs branchies sont situées à l’extérieur du corps. A la base, ce sont des escargots ayant abandonnés leurs coquilles. Champion des armes chimiques, certains avalent les cellules urticantes d’autres animaux, pour s’en resservir ensuite, d’autres sécrètent des acides ou des toxines. Bref, immangeables mais pourtant superbes !!

 

GF anthias dans faille

des anthias réfugiés dans une faille, photo Gilles Froment

 

 

PM Gilles

                       tel le gardien des profondeur, photo Pascal Meygret     

 

SD Clavelines                          un bouquet de clavelines, photo Sylvain Dupuy

 

L’immersion terminée, il faut remonter à bord, et la plongée mérite alors son qualificatif de « sportive ». Dans la houle et le vent, il faut décapeler le scaphandre, s’éloigner de l’abri de la roche, et grimper rapidement à bord, le semi-rigide ne pouvant plus manœuvrer…Certains y laisseront une ceinture de plomb qui s’en ira seule finir la plongée…

 

Le soleil s’en est définitivement allé pour aujourd’hui et c’est sous le crachin que nous rentrons au club…Crachin qui évoluera en belle averse dans l’après-midi. Qu’importe, le programme s’adapte et nous passerons une partie de l’après midi à regarder les clichés de nos photographes ou à dévaliser le magasin de plongée sur le port….

 

Après le repas, une théorie sur la plongée aux mélanges synthétiques sera réalisée par Gilles, qui dévoilera les mystères du nitrox, de l’hélium et des plongées bizarres à profils tordus…

 

 

Mardi 26 octobre, plongée rock’n’roll et panorama grandiose

 

C’est malheureusement le départ pour toute la famille Royon, qui doit rentrer sur Lyon. Pour nous, c’est une autre plongée qui nous attend : retour dans la grande passe à moins de 300m du Grec pour plonger sur son voisin : le Donator.

Coulé la même année dans des conditions similaires, c’est une plongée mythique, mais qui se mérite, nous allons nous en apercevoir….

Le vent est tombé mais la houle persiste. Secoués et brassés, nous nous équipons tant bien que mal. 2 bidons bleus balisent l’épave : un bout descend de ces repères jusqu’à l’épave. Loïc nous prévient : le courant sera violent, largués en amont des balises, il ne faudra pas rater le bout, sous peine de finir en Italie…

 

SD Steph&Gen

                        Geneviève et Stéphane, photo Sylvain Dupuy

 

 

Je bascule avec Geneviève. Premier constat : il y a du « jus ». Second constat : mon vêtement étanche et ma wing ne sont pas l’arme absolue dans cette situation. J’appuie sur mes palmes pour atteindre le bout qui s’obstine à reculer (?!), tout en surveillant Geneviève qui s’active pour me suivre. Trempé de sueur, j’attrape enfin une boucle de cordage. Mon cher binôme, ayant bu une tasse dans la bagarre et au bord de l’essoufflement, dérive bouée gonflée vers le large. Loïc largue Sylvain et Joëlle puis récupère la douce en déroute. Remontée à bord et nouveau largage après un bref temps de récupération. Geneviève attrape enfin le bout et sonde immédiatement, pensant que je l’attends vers 6m, à l’abri de la houle. Ben non, je l’attendais en surface, en drapeau dans les vagues. Je descends à mon tour, non sans « m’empéguer » dans une boucle retorse.

Ça commence bien. Gare à Mr Murphy.

Nous arrivons sur le pont, 35m plus bas où le courant ne s’est pas calmé. Geneviève me demande d’attendre pour récupérer un peu. J’en profite pour coller une lampe flash sur le mouillage pour que tout le monde puisse le repérer facilement. Ok ça va, me répond ma miss.

Vu son regard derrière le masque, je décide d’écourter et de tourner juste autour du mouillage. Le temps d’apercevoir les belles gorgones, les anthias de service et un gros mérou, elle souhaite remonter. Nous sommes à 40m, la plongée s’engage mal, alors on n’insiste pas. 10’ au chronomètre, je récupère le flasheur et prépare mon sac palier en préventif. Direction la surface. Tout se passe bien jusqu’à -9m. Sylvain et Joëlle sont au dessus de nous, et nous voyons débarquer une horde de plongeurs bardés de bouteilles relais (vive le nitrox) qui descendent le long du bout sans se soucier de nous. Un coup de palme par là, un bloc sur le museau par ici, on s’agace. Tous ces plongeurs offrant une énorme prise au courant, les balises de surface s’enfoncent sous l’eau, s’écrasent sous la pression et …coulent.

Et nous avec !

Je lâche le bout devenu inutile, récupère Geneviève, et tout en remontant à la profondeur du palier, j’envoie mon sac palier. Parvenu à 6m, je vérifie les manos et les paramètres. Enfin un peu de calme, en dérive dans le bleu, nous attendons que l’azote dissous dans nos organismes s’élimine doucement.

 

Surface.

 

Ce qu'il faut en retenir: un essoufflement en surface est une situation d'accident potentiel au fond. La pression partielle de CO2 ne baissera pas, bien au contraire. Récupérer en surface ou à 3 m si la houle est forte est indispensable.

 

Ça brasse toujours. Nous sommes les derniers à remonter à bord, il y en assez pour aujourd’hui…

 

Et l’après midi Eole s’essouffle, le soleil reprend ses droits, la mer vire au bleu lagon. Et pour en profiter, direction le sémaphore de Porquerolles : panorama à 360° sur la baie d’Hyères, les Iles d’or et le grand large.

 

GF sémaphore

                        le sémaphore de Porquerolles, photo Gilles Froment

 

 

SS sémaphore

                        Merci à "l'équipage" de la Marine pour leur accueil, photo Stéphane Simonet

 

Au travers des jumelles binoculaires, nous apercevrons la villa des Heures Claires, si caractéristiques avec ses tours crénelées, à 30 km à vol d’oiseau de là….

 

PM porquerolles vu sémaphore

                        le port depuis le nid d'aigle du sémaphore, photo Pascal Meygret

 

PM c'est par ou

                       on étudie la carte, c'est par là ! photo Pascal Meygret

 

Le soir, au repas, nous rencontrons Jean-Louis Blanchard, président de la Fédération Française d’Etude et de Sport Sous-Marin, accompagné de ses 2 fils. Ils plongeront avec nous, et Jean-Louis Blanchard restera ensuite sur l’île pour assister au RIPE (Rassemblement International pour la Plongée Enfant)

 

Mercredi 27 octobre, la plongée d’exception

 

Ce jour là, sans le savoir, nous allons vivre une plongée rare. De celle qui marque, laisse en mémoire une empreinte au fer rouge qui ne s’oubliera pas.

Direction l’île de Port Cros pour y passer la journée. C’est le plus petit des parcs nationaux français, créé en 1963. Nous nous immergeons au pied de l’îlot de la Gabinière, dernière terre avant le large.

 

Capture port cros

 

QUE DIRE ?

Qu’il y avait un peu de houle, un léger courant ?

Non.

La mer, ce jour là, avait décidé de nous faire un cadeau. Plus besoin de palmer, nager ou descendre vers le bas du tombant, profond. Tout se joua entre 18 et 25 mètres. D’abord des mérous. Partout. Du plus juvénile au plus âgé. Des dentis et des dorades en banc, à profusion. Où regarder ? Partout et nulle part à la fois. Au milieu des castagnoles brunes et des anthias mauves, une sériole passe dans le bleu.

 

GF Sars

                        Sars à tête noire, photo Gilles Froment

 

SD chapon

                        la face pustuleuse d'un chapon, photo Sylvain Dupuy

 

SD mérou gros plan

                       un mérou débonnaire, photo Sylvain Dupuy

  

Puis vinrent les barracudas.

 

SD 1er barracudas

                        1ères flèches d'argent au milieu du bleu, photo Sylvain Dupuy 

 

De très loin puisqu’ils franchissent désormais le canal de Suez pour venir de mer rouge coloniser la « Marée Nostrum ».

 

Les barracudas.

Pas un, pas dix, peut-être même pas cent.

 

banc barracudas bis

mais combien sont ils ? photo Sylvain Dupuy

  

Innombrables, c’est un mur vivant de poissons fuselés et brillant qui passent et repassent autour de nous sans arrêt. Si près qu’on voit distinctement les stries sur leurs flancs, si proche qu’on discerne leurs écailles, presque à portée de main.

 

SD banc barracudas

                        au milieu du banc, photo Sylvain Dupuy

 

Posé sur un rocher, nous n’avançons plus. Nous contemplons. Au dessus, au dessous, à droite, à gauche, nous sommes au milieu du banc.

 

SD LE barracuda

                       Fuselé et rapide, taillé pour la chasse, photo Sylvain Dupuy

 

 Les dorades viennent s’y mélanger pour y nager en harmonie. Et toujours la silhouette plus pataude d’un mérou dans le champ de vision.

 

SD mérou & barracudas

                        mérou et baracudas, photo Sylvain Dupuy

 

Et pour une fois ce n’est pas une vision fugace. Le spectacle s’étire à l’infini……

 

SD profusion

                       petites castagnoles et gros barracudas, photo Sylvain Dupuy

 

 

GF dentelle

                        dentelle de Neptune, ciselée par la mer, photo Gilles Froment

 

La plongée terminée, les sourires des plongeurs en disent long : plus tout à fait sous l’eau, mais pas vraiment en surface non plus….

 

GF avec président FFESSM

                        avec Lean-Louis Blanchard à Port-Cros, photo de Loïc.

  

Après un repas à Port-Cros, nous repartons plonger à la pointe du Vaisseau, sur la face sud de l’île, à l’est de la Gabinière : c’est une arrête rocheuse qui se prolonge sous la mer, jusqu’à 38m au sable. Pas besoin de descendre aussi bas. Les mérous seront encore au RDV, avec quelques dentis. C’est joli, mais comment surpasser la plongée du matin …. ?

 

SD anémone encroutante jaune

                        anémones jaunes encroutantes, photo Sylvain Dupuy

 

SD chapon bis

                       un chapon, éppine dorsale dressée, photo Sylvain Dupuy

 

SD spirographe

                         la danse immobile du spirographe, photo Sylvain Dupuy

 

GF danse dans le bleu

                             et d'autres dansent dans le bleu, photo Gilles Froment                       

 

Jeudi 28 octobre, une piste de ski sous la mer

 

La nature pouvant offrir bien des surprises, c’est une nouvelle émotion qu’elle nous concoctera à la pointe de Montrémian, située sur la face ouest de l’Ile de Bagaud. Entre 2 arrêtes rocheuses, la mer et le courant ont façonné une « dune hydraulique » : une pente raide de sable immaculé sur plus de 10 mètres, où on a franchement l’impression de se retrouver aux sports d’hiver !

 

SD Joelle piste de ski

                        Joëlle au milieu de la "piste de ski", photo Sylvain Dupuy

 

Très beau spectacle un peu lunaire, qui pourrait figurer dans un film de science-fiction.

 

SD sar piste de ski

                        dorade en maraude sur la sable, photo Sylvain Dupuy

 

Du reste, les barres rocheuses dévoileront murènes et nudibranches, dentis, barracudas et un énorme mérou débonnaire en fin d’immersion.

 

SD anémone charnue

                       une anémone charnue, photo Sylvain Dupuy

 

 

SD Pascal & Odile contre jour

                        perdus dans le bleu ?   photo Sylvain Dupuy                           

 

SD sars à tête noir

                        un banc de sars à tête noire, photo Sylvain Dupuy

 

SD murène

                        une murène à trou, photo Sylvain Dupuy 

 

Encore une très belle plongée !

 

L’après midi nous troquons nos palmes pour des VTT. Direction le mas du langoustier.

 

PM langoustier

                       le mas du Langoustier, photo Pascal Meygret

  

Au détour des chemins incertains, les criques se découvrent puis s’abandonnent à regrets, le maquis se révèle, des arbres aux formes impossibles émergent des buissons abreuvés d’embruns salés.

 

SD arbre

                        au coeur du maquis porquerollais, photo Sylvain Dupuy

 

L’endroit est envoûtant, le temps s’y ralentit, la mer immobile semble attendre un signal.

 

PM contre jour

                        contre jour, par Pascal Meygret

 

De retour au village, 4 intrépides (Sylvain, Pascal, Gilles et Stéphane) pousseront toujours en VTT jusqu’aux Mèdes. Les cuisses sont mises à rude épreuve, mais la récompense est au bout. Voir le soleil se coucher sur le Langoustier depuis les ruines du fort surmontant le cap des Mèdes est un vrai spectacle.

 

SD coucher soleil 2

                       là-bas le soleil se noie dans la mer, photo Sylvain Dupuy 

 

SD medes le soir

                        la mer est appaisée et le soir tombe sur les Mêdes, photo Sylvain Dupuy

 

Dans une ambiance de « bout du monde », nous savourons un moment privilégié. Les photographes rempliront les cartes SD, les autres contempleront, simplement.

 

 

Vendredi 29 octobre, dernière plongée dans la grande passe

 

Le président et son secrétaire ayant encore de la place pour dissoudre un peu d’azote, ils iront faire une dernière plongée sur le Donator avant de partir, pendant que le reste du groupe bouclera ses sacs. Accompagnés de la famille Blanchard, nous cinglons donc rapidement sur l’épave où nous serons les premiers à plonger. Toujours du courant, mais moins fort qu’à la plongée précédente. Accompagnés des poissons habituels, anthias en bouquet et sars en bande, nous progressons sur l’arrière afin de profiter de l’énorme safran et de l’hélice entièrement recouverts de gorgones mauves et jaunes. Sylvain prendra un peu le large afin de photographier la poupe dans son ensemble. Ordre et beauté, calme, luxe et volupté, comme disait Baudelaire. Nous retrouvons le mouillage au but de 14 minutes d’une plongée sans histoire. Les méduses et les salpes nous tiendront compagnie au palier, suspendus à notre sac palier dans le bleu.

 

Steph & Sylvain déco

                        le président et son secrétaire au palier

 

SD salpes

                             colonie de salpes en pleine eau, photo Sylvain Dupuy

 

GF méduse

                              une méduse en dérive, photo Gilles Froment

 

Et ce sera, un peu nostalgique avant l’heure, le départ sur le ferry et le débarquement à la Tour Fondue, la balise de la Jeaume Garde en arrière plan.

Avec un lien ténu qui nous retient encore à ce bout de terre narguant la presqu’île de Giens, promontoire sur le large, nous reviendrons, c’est certain, poser nos sacs sur le port de Porquerolles.

 

SD les Mèdes

                        les Mêdes d'en haut du sémaphore, photo Sylvain Dupuy

 

Après un dernier café face à la mer, il est temps de rentrer sur Lyon. Certains, décidément incorrigibles, feront halte à Marseille, pour assister au Festival Mondial de l’Image Sous-Marine et rêver encore devant les clichés des photographes les plus doués, croisant au hasard des stands Francis Le Guen (auteur des Scaphandriers du Désert et des Carnets de Plongées) ou François Sarrano (ancien de la Calypso du célèbre commandant au bonnet rouge).

 

 

 

Pour résumé, une semaine hors du temps, une bien jolie parenthèse rendue possible grâce au travail de Sylvain et Loïc ; qu’ils en soient remerciés.

Merci à Florence pour avoir apporté son PC et son vidéo projecteur, rendant possible causerie et projection de photos.

Merci à tous pour la bonne humeur, les sourires, les formules ciselées et les calembours, bref pour l’ambiance excellente qui régna tout au long de la semaine.

 

Capture porquerolles

 

Que ce texte et ces photos vous permettent de garder intact les souvenirs, les images et les émotions de cette semaine sur Porquerolles.

 

 

Le secrétaire.

 

« Un bout de terre au fond du sud où s'évanouit ma lassitude,comme un rêve qui ne revient pas... »

Sardou/Fugain

 

 

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Published by plongeur - dans CR des sorties
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commentaires

Thibaut 08/11/2010 14:17


Superbe CR de plongée avec des photos magiques... quel dommage d'avoir du vous quitter trop tôt.