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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 18:04

CR de la plongée en lac du 9 septembre 2013, au lac du Bourget

 

Participants : Gilles Froment, Stéphane Simonet

 

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                   On ne se lasse pas du lac du Bouget, coincé entre les montagnes....

 

 

Finies les eaux transparentes de la Croix-Valmer (du moins jusqu’à la prochaine fois ), il est temps de retrouver le vêtement étanche, les recycleurs et les eaux sombres de nos lacs préférés et de nos siphons favoris. Pour cette plongée de reprise, après avoir hésité entre une source près d’Artemare et le lac du Bourget, c’est bien sur le tombant de Chindrieux que se déroula cette plongée de reprise…..

 

 

Toutes les images sont de Gilles Froment.

 

 

Comme d’habitude, ça commence chaudement… Par cette belle après midi, de charmantes donzelles bronzent sur la petite plage qui nous sert de mise à l’eau….

 

 

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                            La fraicheur à portée de main, ou de palme.....

 

 

Mais nous sommes déjà habillés de nos sous-vêtements en polaire, et prêts à sauter dans nos étanches. Malgré l’ombre des arbres qui nous dissimule en partie du soleil, il faut rapidement fermer les combinaisons, capeler les scaphandres et rejoindre l’eau…. Qui, à 21°C, offre peu de fraîcheur…. Ajuster les instruments, clamper les relais, vérifier les cellules…. Bref, nous pataugeons depuis un moment et l’hyperthermie guette…. Et Gilles semble avoir plus chaud que moi. Il peine à trouver la bonne position de son recycleur latéral, et s’essouffle vite… il décide donc de partir en circuit ouvert sur son bi dorsal, pour trouver en profondeur de l’eau plus froide, pour récupérer et gérer son circuit.

 

 

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               Avant de partir vers le fond, un palmage pour aller fixer la bouée de balisage s'impose. Et il fait chaud.... 

 

 

 

 

Nous voilà parti, dans une véritable soupe. Vers – 4 m, j’attache le dévidoir sur une souche d’arbre mort, afin d’assurer la bouée de surface réglementaire qui signale notre présence aux embarcations qui sillonnent le plan d’eau. Nous progressons vers le tombant et trouvons la thermocline vers – 13 m… Mais Gilles n’arrête pas d’alterner entre ses détendeurs et son embout de recycleur…. Il me fait de signe de continuer piano sur le tombant. Je glisse vers – 22 m, et Gilles reste quelques m au dessus… Je remonte à sa hauteur : il m’indique qu’il ne descendra pas plus bas, apparemment quelque chose cloche sur le Joki…

 

 

m-CCR

                                  Sur ce schéma de principe, on voit que l'air expiré passe par une cartouche de chaux pour être débarrassé du CO2. Manuellement, le plongeur doit injecter de l'oxygène pour compenser la consommation par le métabolisme.

 

 

 

Bon.

 

Il gère la situation, je décide de rester à proximité, sans trop m’éloigner toutefois. Je le suis un moment puis me laisse glisser de quelques mètres vers la nuit du tombant, attiré inextricablement par l’obscurité. Vers le fond, c’est l’abysse, la nuit lacustre que mon phare à leds peine à déchirer. En levant la tête, j’aperçois celui de Gilles, au dessus de moi, qui progresse calmement. Nous sommes en contact par lumière interposée….. Je décide néanmoins de remonter à son niveau de profondeur, pour ne pas le laisser seul avec son recycleur en défaut. Nous nous retrouvons dans la zone des 20 m, et continuons plein sud, le long du tombant. Au moment de faire demi-tour, vers 12 m de fond, chassés par le froid qui a fini par gagner, nous nous retrouvons au beau milieu d’un banc de petits poissons qui virevoltent autour de nous : ce n’est pas la Gabinière ou le Togo, mais ça vaut le coup d’œil !

 

Vers la plage, je retrouve le dévidoir et le récupère pendant que Gilles persévère sur sa boucle : machine décapelée, il teste différentes positions respiratoires. Cela ne semble pas améliorer sa ventilation…. Ce n’est que plus tard, sur la plage, que nous identifierons le problème, une fois que j’aurais, à mon tour, respiré sur le recycleur latéral ( pour en savoir plus sur le Joki, voir http://plongeesouterraine.oldiblog.com/?page=articles&rub=203602 ). A peine quelques ventilations et le malaise me gagne : sensation de soif d’air, bouffée de chaleur… c’est l’hypercapnie !!! La chaux, utilisée pour piéger le CO2 est dégradée et ne joue plus son rôle de filtre…. Conservée depuis trop longtemps, elle doit être périmée…..

 

 

hypercapnie

                   On voit que l'hypercapnie est un accident arrivant en tête des soucis en recycleur... Ici, il s'agit de statistiques de la Marine Nationale: leurs plongeurs font pas mal d'efforts en immersion, contrairement au plongeur loisir.... Quoi qu'il en soit, vigilance sur la chaux.....

 

 

 

Comment diable Gilles a-t-il pu faire une partie de sa plongée avec un recycleur ….Qui ne recycle plus grand-chose ?! Flegme et métier, sans doute……

 

 

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                    Après cette plongée épique, un rafraichissement au bar du port s'avérait indispensable.

 

 

La prochaine plongée se fera avec un épurant neuf et fiable…. D’autant que nous devrions être sous terre, il vaut donc mieux éviter ce genre de blague… Et bien évidemment, on vous racontera……

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Published by plongeur - dans CR des sorties
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