Mercredi 9 novembre 2011
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STAGE D’APNEE AVEC UMBERTO PELIZZARI
29-30 OCTOBRE
7' sans respirer, suspendu dans un souffle, 80 m de descente à la force des palmes, 131 m entrainé par une gueuse, 1er apnéiste à franchir 150 m de
profondeur en catégorie "No limit", voici quelques uns des exploits du "professeur" d'apnée de ce stage, Umberto Pelizarri. Inutile de dire qu'il maitrise son sujet, et que
comme tous les grands, ses performances n'ont d'égales que sa modestie et sa disponibilité. Cotoyer un enfant du grand bleu, ancien disciple de Jacques Mayol, entré dans la légende de
l'apnée, n'est pas chose courante.... Mais je cède le clavier à Genviève pour qu'elle vous raconte son stage.
Umberto Pelizzari.
C’était un week-end d’automne, gris et nuageux, mais le premier contact en début d’après-midi avec le multiple champion d’apnée toutes catégories fut
cordiale et chaleureux.
Une fois les présentations avec le groupe faites, notre moniteur entre rapidement dans le vif du sujet pour préparer l’immersion de l’après-midi.
En cours théorique avant l'immersion Photo Geneviève Sansoni-Simonet
Théorie sur l’apnée statique, puis dynamique, avec les conseils primordiaux et incontournables concernant la compensation des oreilles à la descente …dans le tube de 20 m !
Une première pour beaucoup d’entre nous, qui questionne nos capacités de novice, ce qui pourtant ne semble pas inquièter le moins du monde nos moniteurs.
la gueuse attend les
apnéistes photo Geneviève Sansoni-Simonet
Alors c’est parti, "il parait que c’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur !!"
Et effectivement les 20 m sont atteints, avec ou sans palmes pour certains, à la gueuse pour d’autres, tête en bas ou en haut…Bref chacun son style, mais le plaisir est là. Qu’importe ! La
philosophie enseignée par Umberto, qui prône la recherche de la décontraction maximale pour atteindre les meilleures sensations dans l'eau, trouve tout son sens en situation.
Prayanama et relaxation au service de
l'apnée source internet
En apnée la technique seule ne permet pas d'atteindre les résultats escomptés. De même la poursuite de l'exploit en tant que tel ne peut être une finalité. Il n'est que la conséquence de
l'atteinte des meilleures sensations, des meilleurs appuis, seule voie pour aboutir à la performance.
Suspendu dans un
souffle source internet.
En substance : l'objectif est de déconnecter son cerveau, mettre à distance la recherche de prouesses, pour mieux écouter son corps et vivre l'instant présent en se fondant dans
l'élèment liquide.
L’apnée ne se pense pas en terme de résultat, elle se vit et se ressent.
La performance en découlera ensuite.
En statique, même constat : les 2 min sont atteintes sans réelle difficulté, puis 2 minutes 30…, 3 minutes, et plus pour
certain. Déconcertant de facilité.
Et pourtant, ne pas oublier la règle numéro un : la sécurité. Car tapis dans l'ombre, l'ennemi sournois de l'apnéiste guette. Sans prévenir la syncope s'immisce à son insu et le risque de
noyade frappe presque à tous les coups l'imprudent confiant qui s'entrainerait seul.
Conclusion: Jamais d’apnée seul. L’apnée se pratique au minimum en binôme, ou pas du tout.
Puis le stage se termine par la remise des diplômes, quelques autographes, de multiples photos et autres adresses mail. Et surtout
une immense satisfaction, des rêves pleins la tête et une sensation de décontraction extrême.
Photo
souvenir avec le champion du monde
Ce que nous retiendrons : un week-end hors norme et hors du temps, avec un champion d’expérience, passionné, attentif et abordable en toute simplicité, une parenthèse qui donne envie de
s’immerger au plus vite. Les prémices d’une probable addiction future…
le
grand bleu......... source internet
Geneviève Sansoni-Simonet