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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 15:12

 

 

 

CR de la sortie au Grand Goul ( BSA) du 9 mars 2015

 

 

 

PM Steph dans la galerie

La photo et la spéléologie sont 2 disciplines exigeantes. Mariez les, immergez le tout sous l'eau et vous obtenez une activité

faisant passer la quête du Graal pour un séjour à Disneyland....                    Photo Philippe Moya  

 

 

 

Participants : Gilles Froment   Philippe Moya  Stéphane Simonet

 

Sauf mention contraire, toutes les images sont de Gilles Froment


 

Cette plongée fut longtemps espérée, préparée, reportée, déplacée…De chute de neige en blocage routier, de

météo capricieuse en crue imprévue, Mithra ne semblait guère décidé à déverrouiller le porche minéral des

Gouls. Et puis, comme un rituel informel, le jour J arrive enfin, celui où les pièces du puzzle sont enfin réunies

. Source claire, soleil renaissant dans le bleu du ciel, matériel paré, épaule réparée et RTT posée, rien ne

pouvait plus nous arrêter…  

 

 

GF Reflets  

Dés le début, le charme de la source opère. Concentrés sur notre préparation, nous en oublions parfois de regarder.... L'oeil

du photographe, lui, capte les détails, comme ces reflets dans l'eau claire.

 

Petite plongée finalement mais d’importance, à double titre : d’une part parce que nous avons prévu de faire

de l’image, belle si possible, et pour cela nous avons apporté « des watts », comprenez de l’éclairage. Outre

les lampes nécessaires pour la sécurité, ce n’est rien de moins que 5 phares dédiés à la prise de vue qui

viennent se rajouter à la panoplie déjà conséquente du plongeur spéléo…

 

D’autre part, après des mois d’abstinence forcée et de frein rongé, c’est la plongée de reprise de Gilles

, immobilisé loin des vasques par une épaule naguère vacillante mais aujourd’hui suffisamment vaillante

pour supporter le poids d’un Bi 10 litres. Un mono 18 litres, bien équilibré à grand renfort de mousse haute

densité et de sac de compensation, vient compléter ses réserves d’air. C’est dire qu’il n’a pas l’intention de

prendre qu’un bain de pied....

 

 

 

GF matériel en attente  

Qu'il en faut du matériel pour plonger sous la terre. Blocs, phares et appareils photos nous attendent, se croyant si beaux

dans ce miroir.....


 

Philippe, lui, se charge volontiers et sans faiblir d’un bi 20 litres bien adapté à sa carrure : à le voir décoller

cette double gueuse du sol sans ciller, on se dit qu’il jouit d’un dos bien préservé et de genoux en titane…

 

 

GF Steph aide Philippe  

C'est pas lourd un bi 20..... un p'tit coup de rein, et hop !

 

 

 

Capture

Voici la partie de la galerie où nous chasserons les images...

 

   

 

C’est clair l’envie, presque viscérale, de plonger est là, bien présente. Le matériel trouve vite sa place au b  

ord de la vasque. Mes 2 relais 6 litres s’y posent donc bien vite aussi, à côté des casques, des appareils  

photos caparaçonnés sous le plexiglas ou l’aluminium anodisé, et tout le bric à brac du « souteux…. »

 

Je me charge quant à moi de mon recycleur habituel, machine à plonger dans le silence, sans bulle ni bruit…

Et encore une fois, sitôt l’embout en bouche, la chaux amorcée et les « checks » déroulés, on oublie la

certitude du ciel, la monotonie du quotidien et la folie du monde. La frontière est franchie, un dernier salut

pour le Dieu Mithra, divinité oubliée de ses adorateurs, et la pesanteur s’estompe, l’esprit se focalise sur

l’essentiel, ce fil issu d’une autre mythologie qui s’enfonce droit vers un corridor dépourvu de minotaure,

mais paré de biens d’autres pièges….

 

Et le premier d’entre eux ne se fait pas attendre. A peine les batteries pour le chauffage déposées vers – 6 m,

voilà que la lumière diffuse des leds dévoile à – 12 m une lèvre pincée surplombant une mer de galets bruns  

et blancs : les yeux s’écarquillent sur une pensée fulgurante : « on ne passera pas… »

 

 

pele mele  

Elle nous en fait voir de toutes les couleurs, cette restriction, comblée régulièrement par des galets malicieux.

On ouvre cette porte par la force de l'esprit, se persuadant que "ça passera"... En haut Philippe négocie en douceur

avec le bi 20. En bas, je peine à franchir le goulet, l'aide de Gilles est la bienvenue. ( photo Philippe Moya)

On entre au Goul du pont avec le bruit des galets qui roulent vers le fond...

 

 

 

"C'est impossible, dit la Fierté; c'est risqué, dit l'Expérience; c'est sans issue, dit la Raison; mais essayons,

murmure le coeur ». Jolie formule, emprunté à William Arthur Ward. Je dépose donc les phares que j’avais à

la bretelle, présente la partie la plus charnue de mon anatomie à cette estafilade ouvrant la roche. Sur le

ventre, palmes en avant, j’entreprends la reptation habituelle entre galets et voute minérale. Le premier

essai n’est pas concluant, mais têtu et aidé par Gilles venu à la rescousse, je franchis la restriction comme un

caillot s’échappant d’une artère.

 

 

 

GF Steph face à l'étroiture  

Déjà l'esprit s'égare, où est l'entrée ? Face à la blessure minérale, le plongeur se fige, observe,

imagine le passage. Dans quelques instants il sera digéré par la roche, et se re matérialisera dans la

galerie. la plongée spéléo, c'est encore mieux que Star Trek.....

 

 

 

 

Je suis passé, seul derrière la serrure du Goul du Pont je savoure

l’instant….Sans omettre de vérifier les vannes d’injection d’oxygène et diluant, ma PPO2, les ordinateurs.

Tout est Ok, j’allume les phares qu’on m’a fait passer au travers de la fêlure calcaire : de l’autre côté, les

flashs crépitent et Philippe, toujours étonnant, passe son mètre quatre-vingt et quelques et le bi 20 au

travers de la brèche, suivi par Gilles.

 

 

GF Steph en haut du puits  

Sous terre, la lumière est aussi vitale que l'air respiré. des phares, nous en sommes donc bardés,

pour la photo, la vidéo, pour la sécurité.... Rentrer dans le noir le plus absolu la main fébrile sur le fil,

est une expérience toujours intense.....

 

 

Paré de toutes mes lumières, matador digne d’un 8 décembre, je peine un peu à me stabiliser avec tous ces

accus pendus aux bretelles. J’avance sur la pointe des palmes, le Graal Marine déchirant l’obscurité devant,

l’antique 100 W Subatec et le Métalsub, cadeau d’un autre Philippe, déshabillant la roche de ses ténèbres à

gauche et à droite.

 

 

GF fil sur la roche  

Un fil part vers dans une galerie étroite, promesse d'une aventure pour un autre jour. Il faudra revenir

avec une configuration matériel autorisant l'exploration de cette section "intime"

 


 

 

 

 

Je progresse le plus lentement possible pour laisser le temps à Philippe de prendre les

clichés : encore trop rapide pour lui laisser le temps de capturer le spectacle… Qui, me dira t il sorti de l’ea

u, était grandiose…. Cette galerie maintes fois parcourue, il l’a redécouverte, débarrassée de l’ombre qui la

dissimulait… La roche n’existe pas tant qu’on ne la fait pas jaillir de la nuit, et sitôt la clarté disparue, elle

retourne à l’oubli….

 

Et c’est pour cela que nous emportons avec nous ces merveilles de technologie numérique, ces batteries si

lourdes et ces phares encombrants, pour partager ce spectacle d’ombres et de lumières.

 

 

  Quelques images de la plongée:

 

 

 

 

 

 

 

GF Steph dans le puits

Au bout de 70 m de progression, le puits s'amorce vers - 18 m. Arrivée à - 80 m, une petite galerie rejoint

un autre puits qui plonge vers l'abysse à plus de 170 m de profondeur. Rares sont les plongeurs qui s'aventurent

là.... Mais déjà au sommet, c'est magnifique !

 

 

Nous arrivons au puits, promesse de sensation toujours garantie, cette chute au ralenti au cœur de la terre.

Les photographes m’inondent d’éclairs de flash, tandis que je tourne sur moi-même avec mes phares. Je me

laisse glisser en douceur vers le fond, profitant à mon tour du ballet des faisceaux sur la roche. Vers – 30 m

Philippe me rattrape et m’indique, pouce levé, de rejoindre la lèvre du puits pour une séance de pose. Ça

filme, ça photographie, ça crépite….

 

 

 

 

GF le puits

Vision d'émeraude du puits sondant vers l'obscurité. Plus loin, c'est le terrain de jeu du trimix, des recycleurs,

des ordinateurs multi gaz et autres propulseurs. Une plongée digne d'une échappée sur la lune....

 

 

 

Et au bout d’un moment, la visibilité se dégrade, forcément… Philippe

m’indique la fin de la séance photo. La tentation d’une eau claire est trop forte et je lui indique par geste que

je redescends. Nouveau saut dans l’antre de Mithra, je contrôle ma descente et quitte les brumes liquides du

haut de la cavité pour la limpidité de la source, entre 30 et 40 m. Je stoppe à – 38 m et prends le temps de la

contemplation, luxe suprême aujourd’hui, prisonniers que nous sommes des montres et des agendas.

 

 

GF roche scultée

L'eau est passée, a réalisé son travail d'érosion, l'eau a gagné, elle gagne toujours....Plus dure que la roche,

elle a scultée sur son passage vers le soleil ces circonvolutions magnifiques.

 

 

J’amorce l’ascension comme j’ai géré la descente, presque sans coup de palmes, entrainé par l’air se

détendant dans ma wing. Pause vers 21 m, imposée par l’ordinateur, puis retour en solo vers la sortie. J’y

retrouve Gilles en plein travaux de terrassement : il élargit notre issue vers le jour en poussant les galets.

 

 

GF Gros plan Steph

Portrait subaquatique d'un plongeur, juste avant l'étroiture de - 12 m.

 

 

Accouchement sans douleur donc pour gagner la zone de décompression où attendent les batteries de

motos posées à l’aller.

 

 

GF étroiture retour

Voici l'étroiture côté amont, telle qu'elle s'offre au plongeur sur le chemin du retour. il est d'usage d'y

pousser quelques galets pour se faciliter la sortie. Mais au passage, le photographe ne peut que figer

les reflets qui dansent dans la bulle d'air prisonnière du plafond....

 

 

J’apprécie la chaleur du gilet chauffant une fois les accus raccordés, et Gilles con

tinue les clichés en macro. Après un bon quart d’heure, il est temps de rejoindre le 3èmecompère qui nous

attend, large sourire aux lèvres, au bord de la vasque.

 

Nous reviendrons.


 

Encombrés de nos lourds scaphandres, mais enthousiastes à l’idée de passer à nouveau l’interface liquide et

de quitter la planète, pour un voyage dans la galaxie souterraine.

 

 

GF Gilles et Steph

Gilles et Stéphane, photographiés par Philippe.

 

On vous racontera….

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 20:29

 

Compte rendu de la sortie du 9 février 2015 à BSA, source de la Tannerie

 

La source coule augure d'une eau claire  

Le goul de la Tannerie,    photo de Philippe Moya

 

 

Participant: Stéphane Simonet

 

Tout d'abord un scoop: profitant d'une promotion aussi alléchante qu'éphémère, notre association s'est équipée d'une caméra embarquée dernier modèle type "Gopro", afin de ramener encore plus d'images durant nos sorties....Chacun d'entre vous pourra jouer les "cameramen" désormais... Mais avant tout, il fallait tester la bestiole....Quoi de mieux qu'une ballade en siphon, entre les roches d'albatre de la Tannerie pour cela ? J'amenais avec moi Gopro club , caméra perso, et 2 gros éclairages vidéo à leds.....  

 

Mais plutôt que de longs bavardages, place au film !

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà, 1h 30 sous terre, un simple aller retour à 200 m de l'entrée, bridé par ma redondance, à savoir deux blocs de 6 litres me permettant de rentrer en cas de panne du recycleur....

 

 

 

profil

Le profil aller retour de la plongée. Le pic à 17 m correspond à un départ de galeries étroites en rive  droite après l'étroiture du canyon. Impossible à explorer avec mon dorsal et les relais, ce sera pour une autre fois.....

 

 

2 mots pour finir.

 

Primo, la quantité d'air nécessaire pour le retour est calculé d'après la formule de Franck Vasseur, dans son ouvrage " manuel technique de plongée souterraine " aux éditions Ulmer. On considère une progression à 15 m par minute et on applique la formule magique suivante:  

Volume air embarqué = PA x ( 10 + tps retour ) x 30 l/min x 1,5  

Avec PA pour pression ambiante, et 1,5 un coefficient de sécurité majorant la consommation.  

Au temps nécessaire pour le retour, on ajoute 10 minutes de " sanity breath", nécessaire pour récupérer d'une hypercapnie par exemple.

Pour 200 m parcourus, on estime donc à 14 minutes la durée du retour. Pour être large, on considère une profondeur de 10 m, même si c'est très majorant.

Le volume d'air à emporter est donc de 2 x ( 10 + 14 ) x 30 x 1,5 = 2160 litres

Avec 2400 litres emportés, j'étais  donc serein.....

 

Enfin...

Vous aurez remarqué que cette plongée s'est déroulée en solo, sans assistance d'aucune sorte: la plongée souterraine échappe au code du sport et les règles classiques de la plongée ne s'appliquent pas sous la terre. Vu l'exiguité de certains passages, toute assistance serait de toute façon illusoire.

Mais attention, s'aventurer seul en plongée sous plafond impose entraînement, matériel adapté, procédures rodées, conscience de l'environnement et prudence. L'apparente facilité ne doit pas masquer les périls de cette activité.

Plonge qui veut, ressort qui peut.......  

Si d'aventure l'envie vous prend de souffler vos bulles sous le calcaire, prenez conseil auprès des plongeurs expérimentés de la CRPS RABA ou de la FFS, et ne suivez jamais un fil d'Ariane en touriste, votre billet retour ne serait pas assuré.......

 

Stéphane

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 15:53

 

     

 

Compte rendu de la 35ème traversée de Lyon à la palme, dimanche 18 janvier 2015

 

 

35eme-traversee 9448    

 

Nageurs: Cédric Charleux, Sylvain Dupuy, Stéphane Simonet

Soutien moral et logistique:Gilles et Isabelle Froment, Pascal et Odile Meygret, Joëlle Ambre & Jade Dupuy, Geneviève et Alexandre Simonet, Arielle Cuzin et Thierry Mourice, Roland Bouilhol.

Spécial guest star: Nicolas et Sylvie Jal.

 

Sauf mention contraire, toutes les photos sont de Gilles Froment

 

294 pingouins s'étaient donnés rendez-vous ce troisième dimanche de janvier pour un bain matinal et rafraichissant, dans une eau que les plus pessimistes évaluaient à quelques 6°C...Il en fallait plus pour décourager le bureau de l'ASSP Plongée, puisque Président, Trésorier et Secrétaire furent présents pour cette 35ème trempette hivernale....

 

35eme-traversee 9450    

Cette épreuve sportive est placée sous le signe de la bonne humeur, et prend des allures de kermesse.

 

Tout commence à la cité scolaire internationale pour récupérer les dossards, bracelets électroniques et traditionnel tee shirt du sponsor ( une banque qui d'après son slogan n'est pas populaire sans raison ). Et bien sur entre la file d'attente et un café, on reconnait du monde, on discute, on plaisante, bref l'ambiance est là !

Vient le moment d'enfiler le néoprène, lisse pour la plupart, et chacun y va de son truc perso: du shampoing au talc, tout est bon pour venir à bout du tranché récalcitrant... Autant dire que dans les vestiaires, la morosité est absente....  

 

 

35eme-traversee 9441  

Cédric, tout sourire, concourait dans la catégorie "support", avec une planche de chasse gonflable

 

Cette tribu caoutchoutée se dandine donc gentiment, palmes et hydrospeed sous le bras vers les 3 bus affrétés spécialement pour cette occasion, pour un tour de périph' qui se terminera devant la cité internationale, en aval du pont Poincaré.

 

 

35eme-traversee 9455  

Il y a du monde au départ, il faut parfois jouer des coudes......

 

parcours

Le tracé des 8 km de course.

 

 


35eme-traversee 9462  

Stéphane et Sylvain, un salut au photographe avant le départ

 

 

Gilles et Pascal seront là pour récupérer chaussures et parka et faire quelques photos du départ. Sportif, d'ailleurs le départ. En effet, la stratégie consiste à partir dans les premiers: et 162 palmeurs qui se mettent à l'eau ça fait du monde ! Détail qui a son importance: cette épreuve compte dans le championnat de France, et il y a donc des pointures, des costauds.... qui n'hésitent pas à tirer sur la palme du nageur de devant, voir à lui monter dessus pour aller plus vite.... C'est un départ "marathon" et parfois dans cette bousculade, le tuba passe sous la surface..... Sylvain s'échappe vite, et pour ma part, après une tasse, je m'élance à mon tour....

 

35eme-traversee 9468

C'est le départ, dans une joyeuse cohue ! 160 paires de palmes en action

 

 

Le départ des hydros, donné 5 minutes plus tard semble plus calme: Cédric démarre sa course, avec Nicolas et Sylvie Jal, venus du département de l'Isère pour participer à la course.

 

 

35eme-traversee 9452

Nicolas ( pompier au SDIS 38 ) et Sylvie ( plongeuse souterraine ) au départ

 

 

 

35eme-traversee 9475

Départ des "supports". Au centre en combinaison bleue, Sylvie Jal.

 

35eme-traversee 9478

Des palmeurs en centre ville, image peu courante

 

 

Et chacun se retoruve dans sa bulle, trouvant son rythme pour ces 8 km de descente... rapidement les ponts s'enchaînent: Churchill, Morand, La Fayette.... Sur les parapets les passants surpris par ces étranges homopalmus prennent 2 minutes pour voir passer cette étrange caravane. Les signes de la main, gantée de néoprène en bas et protégés de polaire en haut, s'échangent au passage des piles de pont.

 

35eme-traversee 9479

Les hydros les plus véloces remontent les palmeurs....

 

 

Passé le pont Galiéni, le courant diminue, le temps s'étire. Il faut garder le moral, l'arrivée n'est pas loin... les kilomètres parcourus se font sentir, mais le musée des confluences apparait au loin, alors "on mollit pas !"

 

35eme-traversee 9482

Et voilà l'arrivée après 1 heure d'effort. en arrière plan le musée des confluences

 

 

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les monopalmes arrivent souvent devant les bi palmeurs, au prix d'abdos en acier !

 

 

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Dossard 545, le Président passe la ligne d'arrivée !

 

Et quelques minutes plus tard, c'est l'arrivée !  

 

images vidéo de l'arrivée de la course:

 

 

 

 

35eme-traversee 9493

Le secrétaire garde le sourire, même si ça bouchonne un peu à la sortie....

 

Tout le monde a le sourire, heureux d'avoir participé à cette belle épreuve. Sylvain et Cédric sont passés sous la barre de l'heure, et pour ma part je passe la ligne 6' derrière, pas si mal.....

 

 

Capture

 

 

 

 

35eme-traversee 9499

les mêmes, toujours avec le sourire. il est fier, le Président !

 

après un café brulant et la douche, direction le restaurant pour récupérer les calories perdues... On espère vous voir nombreux l'année prochaine, alors affutez vos palmes !!!!

 

 

35eme-traversee 9510

Un visiteur surprise, Roland Bouilhol, venu nous saluer en vélo !  à droite, Pascal Meygret.

 

 

photo-philippe-juste

Photo "Le progrès"

 

 

Stéphane

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 20:13

 

Carte postale de Djibouti

 

          C'est vraiment le temps des cartes postales...Après Patrick, c'est autour d'Eric, ancien adhérent de l'ASSP que certains d'entre vous connaissent bien, de nous faire partager un moment fort dans la vie d'un plongeur. Grand voyageur, actuellement en  poste à Djibouti, il est également  président d'un club de plongée local, vous avouerez qu'il y a pire comme charge....Et donc, bien entendu, pendant son temps libre, il plonge..... et les eaux djiboutiennes réservent de belles surprises....

Eric, c'est à toi....

 

Texte et photos d'Eric

 

dessus1

         Voici Rhinocodon typus, seul membre de son groupe et accessoirement le plus gros poisson du monde !

         s'il mesure en moyenne de 4 à 14 m, des indivudus de 20 m pour 34 tonnes furent signalés.... Les tâches

        blanches et les rayures sur son dos le rendent invisible vu d'en haut, mais personne ne sait pourquoi un mastodonte

        pareil cherche à se dissimuler ainsi à la vue des oiseaux....

 

Djibouti, le vendredi 12 décembre 2014. 06h00. Le jour tant attendu. Je vais enfin voir ces bêtes mythiques qui hantent le fond du Goubet. Petit déjeuner rapide, palmes/masques/tuba dans le coffre de la voiture et surtout le caisson photo pour immortaliser ces moments. Nous nous retrouvons avec mes amis à la pêcherie de Djibouti ville à 07h15 pour récupérer notre barque yéménite et son pilote qui va nous emmener là-bas et commençons notre navigation vers Arta plage. En chemin, nous nous arrêtons à Khor Ambado pour récupérer notre petit déjeuner (crêtes, café et thé local). Nous arrivons sur zone vers 09h00. Comme prévu, nous ne sommes pas nombreux, juste deux embarcations avec la notre. La tension monte sur le bateau. Nous sommes tous équipés et nous attendons le TOP du pilote pour faire nos bascules et les voir... Ca y est, le premier aileron sort de l'eau, le pilote estime sa trajectoire et c'est la mise à l'eau.

 

 

travers2

              le requin baleine ne fréquente que les eaux chaudes des océans tropicaux. Encore mal connu

              il vivrait jusqu'à 150 ans...

 

D'abord, rien. La visibilité n'est pas très bonne (normal, la mer est chargée de plancton et c'est cela qui attire nos charmantes bêtes). Et enfin la silhouette se dessine, j'ai le cœur qui s’emballe. Il vient sur moi et je mitraille comme je peux avec l'appareil. Je ne veux pas mettre l’œil dans l'objectif pour ne rien perdre de ces instants, alors je prends au jugé. Tant pis, je trierai plus tard. Il avance certes doucement pour la masse mais pas facile de le suivre quand il donne son petit coup de queue pour nous faire sentir que nous l'ennuyons.

 

queue

                l'animal est peu véloce, puisqu'il nage à une vitesse moyenne de 5km/h.... Lent peu être,

               mais des animaux marqués, suivi par satellite, se sont déplacés sur 12 000 km à la recherche

               nourriture. le golf de Tadjourah, à Djibouti semble être un garde manger apprécié...

 

 

Nous remontons sur le bateau et nous sommes repartis à la chasse. Quatre requins plus tard, la fatigue se fait sentir et nous décidons d'aller nous poser sur la plage pour notre déjeuner. Tant mieux car c'est le rush des autres bateaux et il commence à y avoir trop de monde sur l'eau. Nos crêpes, café et thé shaï engloutis, nous demandons au pilote de quitter la zone et d'aller en périphérie pour essayer d'être plus tranquilles. Qu'elle bonne idée ! Nous tombons sur un groupe isolé de trois requins occupés à engloutir leur plancton et nous nous nageons avec eux pendant plus de 15 minutes.

 

 

guele2

             la bouche du requin mesure 2 m de large et peut filtrer jusqu'à 2000 tonnes d'eau à l'heure.

             les dents sont minuscules, 300 par rangées soit près de 15 000 au total. elles sont complètement

             ridicules face aux poignards du grand requin blanc, on est bien loin des dents de la mer.

 

 

gueule3

            ce léviathan doit manger une tonne de plancton  par jour. De très petits poissons ou calamars

            peuvent aussi figurer au menu. 

 

 

 

Ils se laissent approcher à les toucher. Je donne mon appareil à un autre plongeur confirmé et je fais quelques apnées avec mon nouvel ami. Et là, magique. Je descends à côté de lui et sous lui, il se met sur le côté, nous nageons un moment et il revient sur moi comme s'il voulait que je m'accroche à son aileron.

 

travers1berth

           Instant magique: Eric nage à côté du requin baleine, en pleine mer. le temps s'arrête, les mots

           s'effacent, ne reste que l'émotion.

 

 

Je ne le fais pas car je ne veux pas le toucher, mais l'envie est forte... Ayant moins d'apnée que lui, je dois finalement remonter et là, il me laisse le dépasser et vient se placer sous moi, à même pas 50 cm. C'est trop, je tends la main et le contact se fait. Des frissons partout alors que lui continue tranquillement sa route. Je ne bouge surtout pas pour ne pas lui donner de coup de palme. Son aileron me frôle et sa queue me touche légèrement, mais sans brutalité, comme une caresse.

 

 

rp dessus requin

               Ressent il le contact malgré sa peau épaisse de 1.5 cm ? en tous cas, placide, cet animal

               venu du fond des âges ne fuit pas l'homme...

 

 

dessusberth1

             Dernier salut au voyageur. Celui-ci disparait parfois au delà de 1000 ou 1500 m de fond, là

             où la lumière du soleil n'existe plus. Vers quels mystères descend t il ....?

            

 

D'autres ont aussi eu le plaisir de jouer avec les deux autres requins qui avaient vraisemblablement envie du contact. Nous sommes au paradis et nous décidons de quitter la zone sur ces souvenirs en tête. Nous retournons à Khor Ambado où nous attend un couscous et nous passons l'après midi à ressasser notre matinée en nous baignant dans une eau froide pour Djibouti, elle n'est qu'à 28°...

 

 

 

Capture

Eric  

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 18:52

    Compte Rendu de 3 Plongées réalisées à Flic en Flac (Ile Maurice) du 12 au 21 novembre 2014.

 

     De très loin Patrick nous envoie un peu de soleil de l'océan indien, histoire de nous faire oublier le froid qui s'insinue sournoisement sous nos polaires. Merci à lui donc pour cette carte postale pleine de douceur, douceur des iles bien sur.... Et à très vite pour nous raconter "en live" l'horizon turquoise, la barrière de nuage et rien après la mer.....


 

   Capture00 

 

 

En vacances à l’Ile Maurice j’ai profité du club de plongée de l’hôtel Villa Caroline (Exploration Marine Ltee) pour terminer la saison dans l’Océan Indien.

Température extérieure 31°, température de l’eau 27°.

1°) – Départ de l’hôtel dans un petit bateau, après avoir traversé la passe du lagon et 15 mn de trajet, nous allons sur un rocher « les remparts serpents » à 26 mètres. Pas de serpents mais de gros poissons pierres et une station de nettoyage avec une raie énorme.

2°) – Plongée sur le plus beau site de cette côte « La Cathédrale » à 29 mètres. Passage sous une arche et sur un côté une grosse grotte avec une poisson ballon géant de plus de 1.20 mètre entouré de langoustes.

Il est là depuis plus de 6 ans d’après mon co-équipier de palanquée.

3°) – Plongée sur le site de « l’aquarium » à 19 mètres et on est bien dans un aquarium car on trouve tous les poissons de l’océan indien : murène javanaise, murène blanche, murène tachetée, poisson papillon, poisson lion, poisson perroquet etc… un vrai régal.

Il n’y aura pas d’autres plongées bouteille mais des ballades en P.M.T. dans le lagon et une sortie pour aller nager avec les dauphins.  

N’ayant pas d’appareil photo sous-marin, voici quelques photos réalisées avec l’appareil aérien.

Lors de ces plongées j’ai bien pensé à vous tous.

Amicalement

DSC01187

 

Patrick Beau

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 17:50

Une lutte inégale !

 


Gilles et Hervé n'ont pas démérité face aux "cadors" venus du sud.... Le concours de photographie sous - marine de Chamagnieu a été en effet largement dominé par les photographes du sud de la France: seuls 4 plongeurs RABA se sont en effet alignés sur les rangs cette année. Et parmi eux des noms connus, utilisant un matériel de pointe, des techniques de "pro".....

 

voici les images des gagnants, d'ailleurs:

 

 

1er prix ambiance

 

 

 

1er prix faune

 

 

1er prix macro

 

bon, bravo à nos candidats, malgré tout ! l'essentiel était d'être présent ! Gilles tire d'ailleurs son épingle du jeu, avec une position en milieu de classement catégorie " ambiance".


 

ambiance

 

Voici ses images:

 

Ambiance laiteuse par beau soleil photo Gilles

Ambiance laiteuse par beau soleil

 

Ambiance- poisson dans les etoiles photo Gilles

Poissons dans les étoiles

 

bravo à tous les 2, et nous ferons tous mieux la prochaine fois !

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 10:47

 

            C.R. du congé de fin de semaine plongées de Saint Mandrier.

 

27 et 28 septembre 2014  

 

 

 

   

      g1      

               Les 2 frères, ceux de la légende n'en finissent pas d'attendre le retour de la sirène.... Photo Gilles Froment    

 

 

 


 

     Pas de bruits, pas de bulles, juste un air humide et chaud dans les poumons, et tout autour l'eau noire avec pour seul horizon le compas indiquant le cap à suivre...Pour les nageurs de combat de la Marine, la baie de St Mandrier doit souvent ressembler à ça, la principale qualité d'un plongeur offensif étant la discrétion absolue, l'invisibilité totale... Mais pour les plongeurs de l'ASSP Plongée, c'est bien les couleurs des anthias et le charme des ferrailles englouties qui font  figure d'objectifs.... Je laisse donc le clavier au GO, Philippe, pour vous narrer ce séjour en tête en tête avec la baie de St Mandrier.....

   

 

 

 

 Participants: Philippe Moya (organisateur)   Gilles Froment     Sylvain Dupuy    Maryline Gueydon  Thierry Mourice    Arielle Cuzin     Edgar Royon ( avec Monique, Agathe et Florence)    Stéphane Simonet     Geneviève Sansoni-Simonet

 

 

 

   

 

pele mele    

les voilà tous (ou presque ),les protagonistes du week end. un point commun ? cherchez bien... le sourire ! photos Gilles, Sylvain, Philippe et Stéphane

 

 


 

J’arrive sur place vers 20h00 en camping car avec mon épouse.

 

Lors de ma reconnaissance, il y avait tous les jours de la place sur l’aire des camping cars et je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai trouvé en arrivant : des dizaines d’engins garés un peu partout, là où ils le pouvaient, le long de la route, sur chaque emplacement disponible non interdit.

 

J’en suis resté sans voix (si ,si, c’est possible ! j’en vois qui rigolent)

 

Donc l’aire est pleine, et les places sont chères, je fais le tour du quartier, et par chance je me trouve un emplacement libre à une centaine de mètres de l’aire, dans une contre allée de la route principale. OUF !

 

cà commence chaudement. Je ne suis pas loin du camping Homair, j’espère que les autres participants sont bien installés dans leurs bungalows.      

   

Repas, dodo, demain nous sommes attendus à 8h30 au club CPSM.  

 

J’arrive un peu en avance, j’ai fais le parcours à pied, le sac et les plombs sur le dos. Je me présente, on me désigne un emplacement qui nous est réservé, avec une petite étiquette ASRP, et oui, pas grave. Arielle et Thierry qui connaissent bien le club sont déjà arrivés et commencent à s’équiper.      

       

Bon contact avec Arielle qui me présente disons, son meilleur profil…. Ma foi, bonjour à tous les deux.  

 

 

 

c-est MON trou      

Cette murène garde l'entrée de son abri, sur le pont le l'Arroyo. 2ème vie pour cette épave qui devient un HLM pour les congres et autres murènes.           Photo Philippe Moya  

   

 

 

 

Les autres sont en retard. Et oui, encore un effet septembre, et été indien, tous les bars que j’avais repéré comme ouverts et donc possibles pour le petit déjeuner sont fermés ! ! ! ils ont donc dû chercher et finalement petit déjeuner assez loin….

 

Les cadres du CPSM me rassurent, pas de soucis, nous avons le temps…. Moi je stresse.

 

Nous voici tous réunis, équipés, papiers remplis, et hop, bloc 15 litres sur le dos, nous marchons à la queue leue leue vers le bateau bleu.

   

Nous sommes les seuls sur le bateau qui en fait est semblable à un zodiac pour la longueur, mais beaucoup plus large, nous sommes bien à l’aise, pour bouger, sans se marcher sur les palmes.

 

Traversée rapide de la baie, direction les deux frères…. Amoureux de la même sirène dit la légende …

 

 

plongee sur l-aquarium des deux freres      

 

Nous plongerons sur l’Aquarium, en fait un aquarium de murènes.

 

Gilles qui aujourd’hui plongera avec moi, m’en fera même découvrir une posée en plein sable, gueule dressée comme un cobra. Elles sont assez agressive je trouve, claquant de la gueule à notre approche.

 

Ce matin je pense que nous en avons croisé 5 ou 6 facilement….

 

 

 

deux murenes      

2 pour le prix d'une, l'ami Philippe décide de rentabiliser les clichés.......

 

 

 

 

 

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éclats roses et mauves au milieu du bleu, voilà la sarabande des anthias......Photos Gilles Froment

 

 

 


Retour au port, et là le confort du club s’impose, douche extérieure froide, bac de rinçage, chariot marqué ASSP (cette fois), pour nos bouteilles, douches chaudes (brûlantes même), toilettes intérieures et extérieures, cabine d’habillage, salle de séchage pour les combis et les stabs. C’est le grand luxe.

 

Midi nous traversons la rue pour nous rendre au restaurant du Mas d’Asile, pendant que certains boivent l’apéro, d’autres profitent de la vue magnifique et du temps ensoleillé.

 

Nous nous attablons, une paëlla royale géante nous est servie…. Arriverons nous a tout finir ? ben oui, j’avoue avoir calé sur le lapin mais, mon morceau a disparu…. Incroyable !

 

Retour au club, cet après midi, retour aux deux frères, nous plongerons sur l’Arroyo.

 

 

 

plongee sur l-Arroyo    

 

 m1  

                 splendide gorgone par Philippe

 

 

 

 

Toujours accompagné de Gilles, ou sans doute le contraire, nous visitons cette épave très riche, ancien bateau citerne, son pont est encombré de tubes, cabestans, vannes diverses et variées, dont parfois le but m’interroge, sans doute nécessaires pour transvaser d’une cuve à l’autre… cela fait de nombreux modèles à photographier.

 

 

 

g2      

Geneviève en exploration sur le pont du bateau. Coulé volontairement par le GRS, futur GISMER puis COMISMER ( je sais c'est compliqué) en aout 1953 après 30 ans de service sans gloire à ravitailler en eau les bâtiments de la Marine, ce "petit cul" comme on l'appelait retrouve sa splendeur au fond de la mer... C'est souvent le cas, les ferrailles pleurant la rouille se métamorphose sous les eaux......         Photo Gilles Froment

 

 

 

 

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Cette porte a vu passer nombre de marins, du capitaine au matelot.... Figée désormais dans son linceul de rouille et de concrétions, elle garde l'entrée du repère des poissons. Plus jamais elle ne grincera sur ses gonds, plus jamais elle ne cédera sous la poussée d'un quartier maitre pressé de débarquer......            phot Gilles Froment

 

 

 

 

Surtout lorsque certains sont habités, tient, encore une murène… et les cales, bon on nous a dit de ne pas y entrer, donc nous n’y entrons pas, mais les appareils photos eux ont le droit de se glisser par une ouverture ?

 

 

 

 

m2    

André Laban, vieux plongeur qui oeuvra jadis à bord d'un bateau célèbre, la Calypso, a pris l'habitude de poser toile et chevalet au fond de la mer, et de prendre le temps.... de peindre...... Philippe, plus pressé par le chronomètre, nous offre néanmoins ce tableau pixellisé, chef d'ouvre de Neptune..... Le temps.... oui il nous en faudrait davantage pour contempler à loisir ces splendeurs....  

 

 


Petite visite à l’hélice, quelques coups de flash plus tard, nous remontons vers le mouillage.

 

 

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Cette symphonie de couleur en mauve majeur est signée Sylvain Dupuy

 

 

 


A regret nous remontons le long du bout.

 

 

 

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Le corps chargé d'azote, Philippe observe l'indispensable palier de décompression, obstacle virtuel mais incontournable du retour en surface. "on ne paie qu'en sortant" dit le proverbe.... les remontées empiriques des pieds lourds d'antan ont fait place aux ordinateurs sophistiqués qui, sans relache, calculent et font tourner des algorythmes secrets.... A quand le mélange parfait, la pillule miracle pour échapper au dégazage.....                Photo Gilles Froment

 

 

 

Retour au port rapide, 49,5 km/heure dit mon GPS qui ne parle pas le marin. Et nous parlons de choses et d’autres, tient je me souviens, nous avons évoqué l’eau juvénile et le patois hollywoodien….

 

 

 

 

 

Montage vidéo des plongées sur l'Arroyo et le Dornier 24

 

 

 

 

Puis ne pouvant pas abandonner mon épouse toute la journée, je donne rendez-vous au groupe pour le lendemain matin et vais à pieds tranquillement la rejoindre dans ma petite maison roulante.

 

 

 

le Dornier trajet  

 

 

 

Le lendemain, nous devons faire le Dornier, hydravion trimoteur allemand, prise de guerre qui coula juste devant le club…. Toute petite navigation ce matin.

 

Je suis avec Sylvain ce matin, il est chaud chaud, appareil photo en bandoulière, il en veut le garçon, photos ! photos ! O.K.  photos !

 

 

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Et voila le président flashé sur l'hélice du Dornier, par 40 m de fond. L'avion y repose depuis le 20 décembre 1945: pour une raison inconnue, l'hydravion d'origine allemande s'abima dans la baie.... Un mauvais tour du Mistral ? 17 décédés et un seul survivant. l'épave fut retrouvée 2 mois plus tard par un certain Frédéric Dumas, chargé du renflouage.... devant le macabre spectacle du corps du pilote encore présent, la sépulture marine fut finalement laissée à sa place.             photo Gilles Froment

 

 


Nous sommes les premiers à l’eau, et après une descente ralentie par mes accessoires récalcitrants ce matin, je rejoins Sylvain dont je vois déjà le flash crépiter… je me positionne devant un des deux moteurs, clic ! Tiens la photo est bien sombre ! Bizarre ! Pourtant le flash a brillé, je ne comprends pas…. Je tends les bras afin que mes yeux de jeune puissent lire les informations que me donne mon écran de contrôle si petit, les fabricants d’APN sont des jeunes qui ne pensent pas aux moins jeunes dirons-nous comme moi….

 

 

 

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Philippe survolant l'épave. Seul le moteur central conserve encore son hélice tripale.      Photo Sylvain Dupuy

 


Tout semble parfait, je recommence ! Clic ! Encore une photo sombre…. GRRRR ! ! ! Mais qu’est-ce qui se passe ?

 

 

 

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Voici l'entrée de la carlingue, photographiée par Gilles. Des apogons en suspension y attendent le plongeur, qui pourrait croire, en apercevant la lucarne bleue tout au fond, que traverser cet environnement encombré de tubes et de ferrailles n'est qu'une formalité...... Prudence, on ne rentre pas dans un tombeau sans préparation......

 

 

Et à force de tourner et virer autour de mon appareil, je vois soudain que mon flash extérieur est sur OFF ! ! !

Comme c’est ballot, des flashs qui ne se mettent pas spontanément sur ON lorsqu’ils sont immergés…. Au prix que çà coûte ! Et ensuite, çà va tout de suite mieux ! C’est bizarre non ? Mais bon rassurez-vous çà va mieux pour l’éclairage, mais pour les photos, elles ne sont pas terribles du tout, comparées à celles que je verrais dans quelques heures au restaurant ….

 

 

 

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La vie explose aussi tout autour de ce voyageur désormais immobile, à l'image de ces sars en maraude, photographiés par Sylvain avant de quitter le fond.

 

 

Tant pis, faut se rendre à l’évidence, un plongeur muni d’un appareil photo étanche ne fait pas forcément un photographe…

 

 

sd9

Une ferraille sur le fond est un piège à filets, et celui ci ne capturera plus beaucoup de poissons... Attention cependant à l'imprudent, quelque peu englué par la narcose, qui viendrait s'y frotter sans précaution. Sylvain, lui, stabilisé et attentif, en retira cette belle image.

 


Retour au club, les douches chaudes sont une révélation, du coup je commence à entendre des propositions (honnêtes ! ) du genre, voilà le club qu’il nous faut pour les plongées de printemps, hein ? Philippe , hein ? bon çà va j’ai compris, vous voulez revenir, ben tant pis…. Je m’y recollerai…. J

 

 

 

pele mele 2

Portraits de plongeurs: en haut à gauche, Maryline, à droite Philippe.Juste en dessous, Gilles et en bas à gauche, Edgar.

 

 

 

Tout le monde semble avoir été satisfait de son congé de fin de semaine, tout s’est excellemment bien passé, le temps fut radieux à chaud le midi sur la terrasse du restaurant, n’est-ce pas Geneviève ? La mer d’huile, les prestations du club parfaites.

 

Deux points a bien noter cependant pour le printemps prochain.

 

Il n’y a pas de bar ouvert à proximité, donc il faut soit prendre la voiture. Soit prévoir ses petits déjeuners, prendre quelques sachets de café ou de thé, du lait, des gâteaux ou des brioches, et hop, vous petit déjeunez dans vos bungalow, qui possèdent cuisine et accessoires de cuisine.

 

Seconde remarque importante pour la prochaine fois, la taille des bungalows a paru juste à tous les participants, donc pour 2 louer pour 4, pour 4 louer pour 6, et ainsi de suite…. Les tarifs sont très abordables, chaque participant ayant déboursé environ une 30taine d’euros pour le W.E. cela devrait passer à 40 euros en faisant comme je viens de le suggérer.  

   

Bon, ben moi je suis bien content que cela soit fini, en effet j’ai pas mal stressé, surtout le samedi matin, j’en ai sans doute saoulé plusieurs, pourtant comme vous le savez maintenant, je suis plutôt « taiseux » (c’est Gilles qui me l’a dit, il doit avoir raison).

 

 

 

st-mandrier-2014 2816

de gauche à droite: Maryline, Edgar,Stéphane, Gilles, Philippe; Sylvain, thierry, Arielle et Geneviève.

 


Nous avons tous je crois passé de bons moments de convivialité, et de plongée…. A refaire ! ! !

 

 

 Philippe Moya

 

 

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Et pour finir....un peu de bleu !         Photo Gilles Froment

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 18:27

 

Compte rendu de la réunion de bureau du 17 Septembre 2014

 

 

 

Personnes présentes: Gilles Froment, Cédric Charleux, Sylvain Dupuy, Hervé Lichtfouse, Stéphane Simonet, Florence Royon, Geneviève Sansoni-Simonet.

 

 

 

À l'issue de l'entrainment à la fosse des Vagues, le président ouvre la séance vers 21 heures. Il fait le point sur les sorties programmées pour la saison à venir:

 

 

 

planning 14 15 pour blog

 

 

 

 

 

La sortie prévue sur Porquerolles en novembre est annulée, faute d'hébergement disponible ( l'IGESA est fermé à cette époque). Hervé, en charge de cette sortie, se charge de trouver une autre destination, peut être Cavalaire, pour bénéficier de l'hébergement du CASC à la Croix Valmer.

 

 

 

Au planning ci-dessus, seront rajoutées 2 séances d'apnée aux Vagues, entre décembre et mars. Stéphane se charge de contacter Franck Chaussinand pour caler ces 2 entrainements supplémentaires.

 

 

 

Le président note aussi la participation de Gilles et Hervé au concours de photos subaquatique organisé à Chamagnieu. La compétition pourrait être rallongée de quelques jours, d'autres adhérents pourraient y participer. Il informe le bureau que l'ASSP doit payer sa cotisation, indispensable pour accéder au site. De plus de nouvelles cartes de plongées pré payées seront achetées. Enfin,

 

il rend compte au bureau des baptêmes organisés sur le site pour le personnel d'encadrement du CT Confluence, opération fort appréciée des participants..

 

 

 

À propos des baptêmes, le secrétaire expose le projet d'organiser des baptêmes à la Croix-Valmer pendant l'été, afin d'officialiser ce qui se fait déjà lorsque des adhérents moniteurs y passent des vacances. Monter une telle manifestation de toute pièce parait compliqué, mais néanmoins, à l'occasion de congés communs entre adhérents plongeurs, il sera tenté de la mettre en oeuvre de façon plus "officielle", avec le renfort des bonnes volontés disponibles.

 

Le président précise que le CASC approuve la proposition du bureau de prendre en charge la réparation de l'évacuation des douches du local à la Croix-Valmer: il prendra contact avec Mr Léoncini pour les détails. Cette réparation pourrait s'effectuer durant le séjour du mois de novembre.

 

 

 

L'assemblée générale de l'ASSPR est ensuite évoquée: seuls 4 présidents de section sur 8 étaient présents. Une fois de plus, le nombre d'adhérents extérieurs semble poser problème, et Sylvain a rappelé la composition exacte des "extérieurs", composé en majorité des épouses et enfants. Pour cette nouvelle saison, un nouveau formulaire devra être rempli par chaque adhérent, précisant son statut: SPP, SPV, Retraité, ayant droit, PATS ou extérieur. Un chèque de 20 euros devra en outre être redigé à l'attention de l'ASSPR.

 

Ainsi, les actifs devront signer un chèque de 60 euros à l'ordre de l'ASSP plongée et un chèque de 20 euros à l'ASSPR. Pour les extérieurs, ce sera 105 pour l'ASSP Plongée et 20 pour l'ASSPR.

 

 

 

Un courriel d'explication, avec l'imprimé type sera envoyé à chaque adhérent. Le secrétaire insiste sur la discipline indispensable de chacun pour rendre des dossiers complets avant le 31/12/14.

 

 

 

Le bureau ne souhaite pas augmenter les cotisations pour l'instant, nos subventions étant à priori versées sans modification.

 

 

 

Pendant la séance, le secrétaire transmet la facture de 960 euros ( location fosse des Vagues) au trésorier.

 

 

 

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée vers 23h.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:24

         

Corse du Sud_La côte des nacres    

 

Cela faisait bien longtemps que l’idée de découvrir la Corse avait germé, mais ce ne fût que cette année en juillet qu’elle se concrétisa.

 

 

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                        Au départ de Toulon : Gros bateau, 200 m de long

 

Un joli coup de vent de nord-Ouest poussa vers Ajaccio le paquebot de Corsica ferries, la SNCM fâchée nous ayant prié la veille du départ de trouver une autre solution que celle envisagée avec elle initialement. Message bien reçu pour la prochaine fois.

 

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Avis de Grand frais, comme ils disent. Majestueux et décoiffant…  

 

 

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Arrivée à Ajaccio vers 20h. Pour ceux qui partent, vent dans le nez, mieux vaut éviter le pont à l’avant

 

 

Les installations proposées par la CASC à différents endroits, en Corse, cristallisèrent le voyage sur FAVONE, gros village résidentiel situé entre Porto Vecchio au sud et Solenzara au nord.  

A la résidence Lisa Maria, gérée par Sunélia, le CASC loue plusieurs appartements très confortables, près de la piscine, à 500m à pieds de la plage.  

 

 

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La Crique de FAVONE

 

 

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Studio climatisé, en haut à gauche

Et sur la plage, devinez quoi ? Il y a un club de plongée !

Repéré dans les guides et sur Internet bien avant le départ pour l’Ile de beauté, la reconnaissance ne tarda pas dès le lendemain de notre arrivée.

Gulp ! On ne plaisante pas avec le timing. Les RV sont à 7h15 ! Les 4 sites intéressants du coin étant tous à moins de 5 mn en bateau, l’heure de début de plongée sur les carnets apparaît souvent …quelques minutes avant 8h. Excellent ! Cela laisse le temps de faire autre chose dans la journée!

 

 

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Le Club de FAVONE, ouvert du juin à septembre. Pleine saison très courte (mi-juillet au 20 août)  

 

Par contre, cela demande un peu de préparation psychologique auprès de l’ado moyen en vacances-couche-tard. Mais….c’est ainsi aussi que s’apprécie la motivation. Il fallut cependant une bonne semaine pour décider la jeune classe de tenter l’aventure.

 

 

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7h27, peu après l’aube

Jérôme, après 2 ans d’assiduité à la fosse, ayant décroché brillamment son niveau 1, se devait de mettre en pratique ses acquis.

 

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8h52, de retour après une belle plongée

 

 

Les sites  de Favone se prêtent bien à un débutant car peu profonds et faciles d’accès. Pas d’épaves, mais des massifs rocheux épars traduisant que l’on quitte la longue zone sableuse entre Bastia et Solenzara, pour se rapprocher de côtes plus tourmentées et rocheuses, au sud.

La crique de Tavone, à 25 mn de palmes au nord de Favone offre un superbe relief de petits plateaux rocheux très peu profonds et de petites grottes rigolotes, sources de photos insolites.

 

 

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6 plongées furent réalisées : 4 pour Jérôme et seulement 2 pour mois, puni, en surveillance sur le bateau à cause d’une otite inopportune survenue en milieu de séjour pour cause de trempages maritimes trop nombreux sans doute (plongée, apnée, palmage, baignade,…).

 

 

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Bonne prise de confiance pour notre nouveau niveau 1, avec notamment une plongée avec un courant digne du Rhône et une autre de nuit. Curieux et imprévisible ce courant Nord-Sud. Un jour sans, le lendemain avec 1 nœud de courant et pas d’explication météo évidente. Même les autochtones ne semblaient pas trop pouvoir le prédire.

 

 

corse-2014 5980 7h50 1 nds de courant   

7h50 dans le courant. Mise à l’eau des palanquées plongeur par plongeur, en se faisant tirer par une corde du bateau pour éviter l’essoufflement. Exercice très formateur pour un débutant…

 

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Faune et flore habituelle, mais cependant avec d’assez nombreux petits mérous et même une grande cigale de belle taille.

 

  corse-2014 5510 Favone Tavone 

 

      

L’appellation « Côte des nacres » pour ce secteur de la Corse n’est pas usurpée car on en voit régulièrement, même en apnée du bord, d’assez petite taille.  

 

 

Texte et photos, Gilles Froment

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 19:14

Galerie d'images Croix Valmer 2014

 

 

         Des îles d'or au cap Lardier, les sillages furent nombreux cette année et la moisson d'images et de souvenirs fut abondante. Voici quelques instants figés par les capteurs numériques des appareils photos, moments volés au soleil et à la mer, complices toujours présents à la Croix Valmer....

 

                                                                                                  

 

 

  

à trier 015

Au petit matin sur la plage de Sylvabelle, avant de partir plonger. Le soleil incendie le cap Lardier qui flamboie au milieu du bleu. Eole est aux abonnés absents, la mer frémit à peine, tout est en place pour un rendez-vous sous marin toujours mystérieux...

 

 

 

roue et chaudière

Passons derrière le Lardier, justement, et 500 m  à l'est une bouée balise l'épave d'un vapeur de 40 m de long, le Prophète, qui sombra à cause d'une voie d'eau le 30 mars 1860. Il ne s'agit pas moins que de la plus vieille épave connu de navire à vapeur et à hélice de la côte provençale. Ce jour là le calme régnait sur les vestiges du navire, la plongée fut zen, "sur la pointe des palmes "....

 

 

 

 à trier 023

Ce mérou docile gardera la pause tout au long de la plongée, immobile sur la grande roue, sentinelle attentive et patiente..

 

 

 

 

à trier 020

Plus loin sous les tôles, c'est un apogon cramoisi qui s'arrête en apesanteur devant l'objectif. les poissons, ce jour là, avaient ils décidé de prendre la pause pour l'étrange créature cracheuse de bulles venue d'en haut ?

 

 

 

 

basse St Anne 002

Encore plus loin,derrière le cap Taillat qui peine à se séparer de la terre, se trouve un plateau sous-marin appelé la basse de St Anne, cimetière du sous-marin Rubis. Pour quelques plongeurs privilégiés, c'est aussi la zone où trouver un rocher immense de plusieurs mètres de haut, planté sur le sable au milieu de nulle part. La vie s'y concentre donc, exubérante comme ce gorgonocéphale amateur d'ombre qui se replie déjà sur lui même, fuyant mon phare.

 

 

 

Capture

La mer offre parfois des rencontres plus furtives, comme ce poisson lune surgit au détour d'une gorgone sur les rochers dit "des Ancres", prolongement moins connu d'un site archi visité du secteur: la roche Quairolle. à peine le temps d'un cadrage approximatif pour lui tirer le portrait et d'une courte course poursuite avec le locoplongeur pour se rapprocher et prendre un ultime cliché. La lune a déjà rejoint l'ombre bleue de la mer...

 

 

 

les iles, haut de l'escalier blockaus

Mettons franchement cap à l'ouest, maintenant, pour rallier les îles d'or qui narguent les Heures Claires à longueur d'année. le Levant, Port-Cros, Bagaud  et Porquerolles nous attendent.

 

 

à trier 088

à la sortie du port ou dans la baie du Langoustier, c'est toujours la même histoire, chacun cherche son mouillage, son bout d'ile à lui, son paradis caché.... Magie des terres entourées d'eau, chacun finit par le trouver... Ici la terre devient un peu la mer et cette dernière hésite à devenir ferme... Est-ce un passage pour le marcheur ou un écueil pour un bateau ?

 

 

à trier 004

 Dans la Grande Passe, entre Bagaud et Porquerolles, 2 fortunes de mer reposent par 50 m de fond, posées comme un bijou sur un écrin de sable clair. La plongée sur l'une d'elles, l'épave du Grec, ce jour là fut somptueuse. A l'image de ces sars errant dans les coursives parées des gorgones mauves et jaunes, le navire à jamais nimbé de bleu devient chaque jour plus beau. Presque envoutante et assurément hypnotique, la plongée sur ces ferrailles sublimées se mérite car la profondeur et le courant parfois outrancier verrouillent parfois l'accès à l'audacieux qui s'y aventurerait à la légère.

 

 

 

 

à trier 030 Sur cette épave,tout est beau, de loin dans le bleu ou plus proche, le nez sur la tôle. Au hasard d'une incursion dans les cales, le mariage des couleurs attire l'oeil et le flash pour garder un souvenir de cette éponge encroutante dont les cratères pourraient rappeler la surface lunaire, si notre satellite était mauve....

 

 

 

à trier 010

 Nul besoin d'aller jusqu'au bout de l'horizon, cependant. A quelques jets de pierre de la plage, le fond marin qui s'élançait mollement vers les abysses accélère brutalement sa course vers les profondeurs. Vers 40 m, la pente augmente brutalement et ce changement se signale par une barre rocheuse qui serpente dans la baie de Cavalaire.

Pour qui sait regarder, le spectacle est grandiose. Cette grande nacre, hier quasi introuvable mais aujourd'hui ressucitée, se pare des plus belles couleurs et des nuances les plus subtiles, pour peu que l'on soit muni d'un éclairage adapté.

 

 

 

gorgone dans le bleu

Reste enfin le seigneur des lieux, l'épave du Togo si proche des Heures Claires en quelques minutes de bateau. Imposant cargo condamné à l'immobilité recouvert de son linceul de gorgones. la plongée, à plus de 50 m, y est toujours un privilège et les minutes y sont comptées, donc savourées...

 

 

 

à trier 032

Comment se lasser de la nage des anthias au milieu du pourpre des anthozoaires, ornement offert au bâtiment par neptune ? là aussi le charme opère, le temps défile, se dilate, s'accélère et la tentation est grande de voler encore une minute, un coup de palme vers un bossoir ou une chute au ralenti vers les cales. Plus d'un s'est laissé prendre au piège de cette sirène inaudible.

 

 

 

denti

Qui dit faune abondante dit prédateur. Ce denti  passa à proximité, pour observer l'intru malhabile qui entrait sur son territoire. Quelques reflets d'argent plus tard, le carnassier disparait dans les superstructures avant de ré apparaitre pour jouer à cache cache. Mais la pression des bouteilles baissent, l'ordinateur de plongée vire au rouge, la montre s'inquiète....il faut remonter.....

 

 

 

 

GOPR1412

Il n'y a pas que la plongée dans la vie, et ce qui compte à tout age, finalement c'est le jeu. Celui qui consiste à surfer la pellicule d'eau éphémère laissée par la vague complice en vaut bien d'autres. Si le soleil commence à se fatiguer dans sa course vers l'ouest, l'enfant lui, inépuisable continue à tutoyer l'écume. Dans un instant le skim sera posé, paré pour la glisse...

 

 

 

Merci à tous ceux qui nous permettent , génération après génération, de profiter de ce site grandiose.

Merci à Françoise et Pierre pour leur accueil

Et, si tout va bien, à l'année prochaine.

 

texte et Photos Stéphane Simonet

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Published by plongeur - dans CR des sorties
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